Les Brunchs de l’IGR #8 | Thionville (F)

16 octobre 2019 – Salle municipale Le Beffroi

Dialogue avec Jean-Jacques Rommes

Président du Conseil économique et social du Grand-Duché de Luxembourg

Points saillants des échanges

Titulaire d’une maîtrise en droit privé (Université de Nancy) et après une carrière de 30 ans dans le secteur financier, dont 10 ans à la tête de l’Association des Banques et Banquiers (ABBL), Jean-Jacques Rommes a rejoint le Conseil d’administration de l’Union des Entreprises Luxembourgeoises (UEL) en tant qu’Administrateur délégué et a présidé le Comité exécutif de l’UEL jusqu’en juillet 2018.

Il est depuis janvier 2019 président du Conseil économique et social du Grand-Duché de Luxembourg 

Près de 35 personnes parmi lesquelles Pierre Cuny, maire de Thionville et président de la Communauté d’Agglomération Portes de France Thionville, étaient présentes dans la belle salle du Beffroi pour cette manifestation animée par Guy Keckhut.

En préambule, Jean-Jacques  remercie Guy Keckhut pour son élogieux portrait et précise que la fonction qu’il exerce actuellement était moins polémique que la précédente.

1- Réponse aux questions de Guy Keckhut

La situation française

Jean-Jacques Rommes constate que la crise sociale perdure en France, en remarquant que les pays européens « historiques » oublient combien ils vont bien quand on les compare à d’autres pays.

Il comprend cependant le mal-être face à la crainte que nos enfants vivent moins bien que nous et s’inquiète de la montée des populismes.

Il souligne que le dialogue social est très différent selon les pays et craint que certains syndicats ignorent en France les contraintes propres aux entreprises.

Pour lui l’entreprise est certes au carrefour d’intérêts divergents mais beaucoup de chefs d’entreprises souhaitent que leurs salariés aillent bien.

Le Conseil économique et social du Grand-Duché

Le Conseil économique et social se compose de 39 membres (18 membres pour le groupe patronal, 18 membres pour le groupe salarial et 3 membres experts nommés par le Gouvernement) et d’une équipe de  5 personnes très professionnelles autour du Secrétaire général Daniel Becker.

Selon le principe du triptyque, la composition différencie les trois grands groupes, que sont le patronat, le salariat et les représentants directement nommés par le Gouvernement. L’approche est de mettre davantage en exergue la finalité première du Conseil économique et social qui est, dans un souci d’intérêt général, la conciliation des positions divergentes.

La saisine du Conseil s’opère à la demande du Gouvernement ou de sa propre initiative.

A titre d’exemple, parmi les trois derniers avis, deux ont été rédigés suite à une saisine gouvernementale (« Le modèle économique, social et sociétal luxembourgeois dans les mutations technologiques », « Analyse de la productivité, de ses déterminants et de ses résultantes, dans un contexte international »), un à l’initiative du C.E.S. (« Analyse des données fiscales au Luxembourg 2018 »).

C’est aussi à l’initiative du C.E.S. qu’un réflexion vient d’être lancée sur la thématique de « la situation transfrontalière », incluant les questions de mobilité, de fiscalité, de co-développement. Les débats ne font que commencer et l’avis devrait être finalisé dans les 3 ans à venir.

La situation du Grand-Duché

Dans son discours à la nation, le Premier ministre Xavier Bettel a joué son rôle de rassembleur mais les chefs d’entreprise ont besoin d’une visibilité à moyen terme de la ligne politique et ne doivent pas être déstabilisés par les changements de cap.

La lutte contre le changement climatique et la croissance verte nécessitent un changement de paradigme alors que nous en sommes juste à la phase de prise de conscience. Et l’enjeu du changement technologique ne doit pas être ignoré.

Les investissements à hauteur de 3 milliards d’euros dans les infrastructures sont effectivement une bonne chose mais le retard à rattraper est fort et il faudra s’assurer que ce montant sera effectivement dépensé, alors que le logement et les transports posent de graves problèmes du point de vue social.

Le travail au Grand-Duché est dans une situation de plus en plus délicate avec un appel croissant à la main d’œuvre hors du pays (voir les différents scenarii prospectifs concernant les frontaliers), des difficultés de plus en plus importantes pour recruter (en particulier dans les secteurs de la fiance et l’artisanat) et former.

La croissance du Grand-Duché est fondée sur la croissance de la main-d’œuvre et non sur celle de la productivité, ce qui entraine mécaniquement un appauvrissement de la population.

Les leviers pour agir sont identifiés :

  • augmenter la productivité de l’économie pour ralentir la croissance de main d’œuvre ;
  • diversifier l’économie (le secteur financier étant déjà productif).

Cela suppose aussi de travailler davantage.

L’Europe, la Grande Région et le Transfrontalier

Le Brexit est une mauvaise nouvelle pour l’Europe. Mais le Grand Duché devrait, en raison de ses liens avec la place financière de Londres, en profiter (sans « jouer les vautours »).

Profondément européen, Jean-Jacques Rommes rappelle que si le Luxembourg se développe au-delà de ses frontières, c’est grâce à l’Europe. S’il apprécie la démarche du Président de la République française, il est par contre déçu par la posture de l’Allemagne et regrette que les pays de l’Europe orientale ne jouent pas le jeu. Il marque son intérêt pour une Europe à deux vitesses.

Le Grand-Duché vit grâce à la Grande Région et la Grande Région vit aussi, dans une moindre mesure, grâce au Grand-Duché.

Il souligne une difficulté : lorsque une entité ne dispose pas d’une représentation qui lui est propre.

La question de la gouvernance de la Grande Région n’est pas facile : faut-il envisager un parlement et un gouvernement spécifiques ?

Le co-développement transfrontalier est un enjeu fort dont les dimensions opérationnelles concernent en priorité l’Université, la recherche, l’innovation et le réseau des infrastructures.

Il est regrettable que le Gouvernement luxembourgeois ait adopté une position si rigide à l’égard de l’équipement ERTMS (European Rail Trafic Management System : norme de l’Union Européenne visant à harmoniser la signalisation ferroviaire en Europe, en la rendant compatible entre les différents pays de l’Union Européenne, ce qui permet des échanges de matériels roulants entre les pays) des TER lorrains

Il est par ailleurs nécessaire que le Grand-Duché pense l’aménagement de son territoire (qu’il n’a pas aujourd’hui réussi) dans le cadre de celui de la Grande Région.

2-Echanges avec les participants

Pierre Cuny, après avoir remercié Jean-Jacques Rommes pour ses propos d’une grande franchise, évoque la récente visite à Thionville de Amélie de Montchanin,  secrétaire d’État chargée des Affaires européennes, avec laquelle il s’est entretenu à propos des  enjeux transfrontaliers avec le Grand-Duché.

Il rappelle son engagement en faveur du co-développement plutôt que de la compensation fiscale et évoque trois problématiques qui semblent essentielles :

  • la formation : on assiste côté lorrain à la fuite des talents et aux difficultés croissantes de recrutement. Pourquoi ne pas envisager de partager la formation (dans les domaines de la restauration et de la sante par exemple) ?
  • la mobilité ; on est proche de l’asphyxie. Il est indispensable de développer le télétravail en faisant évoluer la règlementation française et en incitant les entreprises luxembourgeoises à l’encourager ;
  • la fiscalité (impôt sur les sociétés, cotisations sociales).

Jean-Jacques Rommes assure que le message qu’il relaie en permanence à destination des organisations représentatives est de développer le travail dont il faut harmoniser la réglementation aujourd’hui différente selon les pays concernés (Allemagne, Belgique, France). Il faut cependant veiller à préserver le collectif de travail dans les entreprises.

Il se déclare par ailleurs ouvert à toute proposition relative à la formation.

Pour ce qui est du co-développement, il évoque un travail en cours mené par IDEA pour recenser tous les domaines possibles ainsi que la piste de « zones  à régime particulier » franco-luxembourgeoises.

Pierre Cuny exprime sa réserve à propos des zones « franches » qui risquent d’aboutir à de simples déplacements d’entreprises (effet d’aubaine) et marque sa préférence pour des aides particulières, ciblées.

Jean-Paul Nollet (CESER Grand Est)attire l’attention, pour le télétravail, sur l’importance des contraintes juridiques et de la sécurisation des données.

Frédéric Kestener (IGR) suggère d’utiliser le terme de « zone tampon ».

Après avoir marqué son accord total avec les propos de Pierre Cuny, Jean-Pierre George (Réseau RE@GIR) s’inquiète des chiffres de prospective démographique relatifs aux frontaliers à l’horizon 2050 (plus de 300 000 contre 200 000 aujourd’hui). Il regrette aussi l’absence de gouvernance partagée à l’échelle du territoire transfrontalier et confirme que le sujet de fond est celui des compétences et qu’un des enjeux du co-développement est la formation.

Tristan Atmania (IGR) souligne l’intérêt d’un Schéma de Développement Territorial à l’échelle de la Grande Région.

Edouard  Jacque (Conseiller régional Grand Est, délégué aux travailleurs frontaliers) après avoir rappelé que le Grand Duché est une opportunité pour ses voisins met en avant deux enjeux qui lui paraissent essentiels ;

  • le plurilinguisme dès le plus jeunes âge ;
  • la mobilité ; il défend le principe d’un péage pour le trafic de transit sur l’A31 et l’A30 qui pourrait financer les infrastructures. Il encourage les Conseils Economiques et Sociaux des entités de la Grande Région à se saisir du sujet

Dans sa dernière intervention, Jean-Jacques Rommes exprime son scepticisme à l’égard des projections démographiques relatives aux travailleurs frontaliers au Luxembourg.

Il souligne le manque d’une gouvernance centralisée de la Grande Région.

Et il s’interroge pour finir : quels sont les projets concrets de co-développement ?

Pour aller plus loin : On va couper les veines de l’économie

 

 

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Présentation du projet de Smart City

par la Communauté de Communes du Pays-Haut Val d’Alzette

Maison de la Grande Région 

Esch sur Alzette – 9 octobre 2019

Trente personnes étaient présentes à l’occasion de cette manifestation co-organisée par l’Institut de la Grande Région et la Communauté de Communes du Pays-Haut Val d’Alzette (CCPHVA) représentée par son Président, André Parthenay et son Directeur Général des Services, Julien Vian.

En ouverture, André Parthenay a replacé ce projet de « territoire intelligent » dans le contexte plus global de la démarche de projet de territoire qui vise à construire une agglomération transfrontalière, en lien avec l’Etablissement Public d’Aménagement Alzette Belval et le Groupement Européen de Coopération Territoriale Alzette Belval, autour de deux enjeux : le développement durable (label Ecocité depuis 2009) et la culture (Pôle culturel de Micheville, travail avec le syndicat des communes du Sud du Grand Duché, Prosud , dans le cadre du projet Esch « capitale européenne de la culture 2022 »).

Il a ensuite appelé de ses vœux la co-construction de projets avec le Grand Duché au service d’un co-développement du territoire transfrontalier.

Avant de céder la parole à Julien Vian, il a précisé que la démarche « territoire intelligent » avait vocation à s’étendre de l’autre côté de la frontière ainsi qu’à l’échelle du nouveau Pôle Métropolitain Frontalier Nord Lorrain du côté français

Julien Vian a tout d’abord précisé que la population du territoire, après consultation, avait choisi le nom « ECLOR » pour ce projet de « territoire intelligent ».

Il a ensuite dégagé les caractéristiques et les originalités de la démarche :

  • une modalité de marché public a été utilisée pour la première fois en France : le partenariat d’innovation (avec un consortium réunissant Capgemini, Bouygues et Suez) ;
  • ce projet de transformation du territoire met en œuvre de nouveaux services innovants pour l’ensemble des acteurs, usagers, entreprises et partenaires de la collectivité.  Il s’appuie sur des technologies digitales avancées telles que les objets connectés, l’intelligence artificielle et les services numériques aux usagers ;
  • la CCPHVA devient ainsi la première communauté de communes de cette taille en France à initier un projet transversal de smart city de cette envergure ;
  • ce projet se distingue aussi par d’autres spécificités du territoire : transfrontalier avec le Luxembourg et en recherche de nouveaux leviers d’attractivité ;
  • ce projet est co-construit tant avec les opérateurs privés qu’avec les citoyens (démarche participative) en veillant à conserver la maîtrise publique des données publiques ;
  • ce projet a pour ambition de renforcer les démarches de développement durable déjà initiées (par exemple en transformant les infrastructures anciennes au sein des zones industrielles ou de l’habitat pour les mettre à disposition de citoyens et d’entreprises désireux de s’engager dans l’économie verte et les énergies renouvelables), promouvoir les initiatives locales par l’open innovation en permettant de rassembler les acteurs publics et privés autour de projets ambitieux, et redynamiser le tissu économique ainsi que l’attractivité régionale par l’implantation de nouvelles activités sur le territoire ;
  • les domaines couverts par ce projets sont : la production d’énergie renouvelable, la gestion de l’éclairage public, la rénovation de l’habitat, la gestion des déchets, la « silver économie », la mobilité interne et transfrontalière, le développement économique et les filières courtes.

Dans les échanges qui ont suivi, plusieurs enjeux essentiels ont été soulignés :

  • la mutualisation et la coopération entre collectivités (tant horizontale que verticale afin de favoriser l’interopérabilité entre les projets et les territoires, en particulier avec les communes luxembourgeoises) afin d’abaisser les coûts fixes ;
  • la mise en place de communautés (facilitant l’échange de bonne pratiques, l’essaimage et l’accompagnement par des experts) ;
  • la formation au numérique des élus et des agents des services des collectivités ;
  • l’accompagnement des citoyens à l’usage du numérique, avec un ciblage spécifique des travailleurs frontaliers ;
  • l’utilisation du projet comme levier de l’aménagement du territoire.

Pour en savoir plus :

https://eclor.eu

Support de la présentation : Partenariat d’innovation – ECLOR 

http://www.lessentiel.lu/fr/news/grande_region/story/une-collectivite-frontaliere-se-veut-ultra-connectee-11611395

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Conférence Mobilité

Conférence Mobilité organisée par

Jeudi 3 octobre 2019 – Espace Cormontaigne Yutz

Le président et le secrétaire général de l’IGR étaient présents à cette conférence organisée par la Fédération Re@gir.

Philippe Couturier, président de l’association entrepreneuriale Demain dès l’Aube et animateur du portefeuille Transport et Mobilité au sein de la Fédération Re@gir, a ouvert cette conférence en excusant Jean-Pierre George, président de la Fédération. 

1- Fabien-Gil Dei-Ciechi : présentation du club Air Affaires

Air Affaires est un club de mise en relation entre entreprises (essentiellement des PME et des ETI), propriétaires d’avions privés et pilotes professionnels.

Au travers d’une plateforme web et d’une application mobile, les entreprises réservent leurs avions et pilotes pour leurs déplacements à coûts accessibles et en favorisant la mutualisation des vols.

198 aéronefs (avions de petite et moyenne taille, hélicoptères) sont ainsi répartis sur le territoire (près de 200 aéroports) et permettent de rejoindre 350 destinations partout en France (et 2000 en Europe), sans procédures d’embarquement et de débarquement longues et fastidieuses.

2- Roland Balcerzak, maire d’Hettange-Grande, vice-président de la Communauté de communes de Cattenom et Environs et vice-président du Smitu (Syndicat mixte des transports urbains Thionville Fensch)

Le transport et la mobilité sont des problématiques essentielles sur le territoire transfrontalier Thionville Fensch avec un flux croissant de frontaliers, un allongement des distances parcourues et des durées de déplacement. C’est un enjeu politique fort avec la nécessité d’articuler dimension environnementale et attentes des citoyens.

Il est nécessaire de gérer ces problématiques à court, moyen et long terme, avec pragmatisme et réalisme (prise en compte des contraintes techniques et financières).

Il n’y a pas de solutions « miracles ». Plusieurs réalisations de bon sens, mises en œuvre concomitamment sont déjà mises en œuvre et sont à développer : haltes ferroviaires, parkings de covoiturage, modes doux de déplacement, télétravail, gestion du temps de travail dans les entreprises. 5 à 6 000 véhicules par jours pourraient ainsi ne pas être utilisés.

Le Grand-Duché de Luxembourg, qui bénéficie d’une main d’œuvre qualifiée et formée en Lorraine, doit participer aux financements des projets visant à faciliter la mobilité.

Le Bus à Haut Niveau de Service est une nécessité, le mode actuel de transport est périmé, il n’y a pas de cadencement. A l’unanimité, les membres du Smitu ont validé, le 25 septembre dernier, l’option de la motorisation électrique progressive pour la flotte des bus d’ici 2025.

Si le financement reste encore à boucler, il y a bon espoir d’un soutien de la Banque Européenne d’Investissement (BEI).

3- Arnaud Pinna : directeur du Syndicat mixte des transports du Bassin de Briey (ST2B)

Le syndicat mixte des transports du Bassin de Briey (ST2B) déploie depuis 2015 un ensemble de services dédiés à la mobilité au profit des habitants de ce vaste territoire périurbain et rural (600 km2, 78 000 habitants, 66 communes, 2 intercommunalités) en s’appuyant sur des données objectives relatives aux déplacements sur son territoire (enquête déplacements du SCoT Nord 54).

La mise en place de traditionnelles lignes de bus scolaires, urbaines et interurbaines est enrichie par d’autres offres de service :

  • transport à la demande (sur les zones les moins denses) ;
  • transport adapté pour les personnes à mobilité réduite ;
  • location longue durée de vélos à assistance électrique ;
  • prime à l’acquisition d’un vélo électrique ;
  • auto-partage de véhicules électriques (test à venir) ;
  • covoiturage dynamique : réseau de « court voiturage » consistant à mettre en relation conducteurs et voyageurs (en projet).

4- Philippe Couturier : Iveco Bus Est Bourgogne

La mobilité et les transports sont confrontés aux défis que nous connaissons tous : réchauffement, pollution (CO2 et particules), nuisances sonores. L’enjeu est bien de respecter les recommandations du GIEC et les normes techniques et environnementales.

Les technologies dépendent de la recherche appliquée et sont choisies en fonction des critères de ravitaillement et d’infrastructures, mais aussi de la distance parcourue quotidiennement / annuellement par les véhicules.

Il faut bien avoir en tête la notion de maturité des technologies :

  • gaz naturel véhicule GNV (en développement)
  • électromobilité hybride ou 100 % (en développement)
  • biométhane ou BioGNV (en émergence / développement)
  • bio-hydrogène (horizon 25 à 30 ans)

Le Gaz Naturel Véhicule (GNV) et le BioGNV constituent aujourd’hui des réponses concrètes aux enjeux de la loi de transition énergétique pour la croissance verte en matière de mobilité. Il est très implanté dans d’autres pays où il représente la principale alternative aux carburants traditionnels dans le monde avec 18 millions de véhicules en circulation. C’est une solution accessible, beaucoup moins polluante que les carburants traditionnels, que ce soit en termes de pollution locale ou d’émissions de CO2 et qui présente l’avantage de diminuer les nuisances sonores émises par le système de motorisation.

Pour ce qui est de l’électromobilité, c’est le système de connexion à des câbles (type trolley) qui offre aujourd’hui le rendement le plus élevé.

L’hydrogène utilisé comme carburant présente, à l’évidence, deux avantages majeurs : il peut être produit à partir de n’importe quelle source d’énergie et n’émet pas ou peu de polluants lors de son utilisation. L’idée n’est pas nouvelle, mais sa mise en œuvre dans le secteur des transports se heurte à de nombreux verrous scientifiques et technologiques, et surtout économiques, qui sont autant d’obstacles à une diffusion de masse notamment sur le marché de l’automobile. La recherche est aujourd’hui très active pour trouver des solutions efficientes et pertinentes vis-à-vis des approches batteries seules. Mais le déploiement généralisé de cette solution est envisagé à long terme.

Il est rappelé que sur le périmètre lorrain, il y plusieurs projets liés à la production d’hydrogène au service de la mobilité : le Pays Haut (deux intercommunalités), la Moselle Est.

 

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