L’après Covid-19 : quel marché du travail pour la Grande Région ?

Atelier-débat de l’IBA·OIE

16 novembre 2021 – En ligne

Animé par Jonas Tylewski

 L’IBA·OIE, qui fête ses 20 ans cette année, a organisé son 11ème atelier-débat sous présidence française du Sommet DE LA Grande Région sous format digital.

Il s’agissait de réunir des expert.e.s qui ont échangé sur les impacts de la crise sanitaire sur le marché du travail de la Grande Région, mais également sur l’avenir du travail.

Selon l’OIT (Organisation Internationale du Travail), la pandémie a entraîné des bouleversements sans précédent qui, en l’absence d’action politique concertée, marqueront le paysage social et de l’emploi pour les années à venir. En effet, des mesures immédiates ont été prises à l’arrivée de la pandémie sur nos marchés du travail pour affronter la crise, préserver les emplois et protéger les revenus des salariés travaillant dans les secteurs les plus touchés.

Si ces mesures semblent atténuer à court terme les effets néfastes de la crise sanitaire, il se pourrait que les inégalités se creusent à moyen et long terme, une fois ces mesures levées.

La mise en œuvre imposée et rapide du télétravail lors des confinements – lorsque cela était possible – a eu un impact non négligeable sur le travail et les télétravailleurs. La question du bien-être est ici centrale puisqu’elle conditionne en grande partie l’efficacité des travailleurs

Par ailleurs, la transformation du monde du travail déjà en cours avant pandémie semble s’être accélérée ces derniers mois et implique une préparation pour faire face aux nouveaux défis à venir : démographiques, écologiques et numériques.

Dans ce contexte, le travail frontalier, qui occupe une place spécifique en Grande Région, méritait une attention particulière, afin que la mobilité des travailleurs continue d’être motrice de notre région.

Jean Salque, le secrétaire général de l’IGR, a participé à cet évènement qui a rassemblé près de 80 participants

 

Le programme

Les supports des  interventions

 

Eléments de conclusions (Franz Clément)

La crise sanitaire a entrainé une remise en cause complète et l’on  peut  dégager quatre points saillants :

La vision de l’emploi, du travail, des métiers et l’apparition de distinctions entre :

  • Les métiers dits « essentiels » et les autres ;
  • Les emplois télétravaillables et ceux qui ne le sont pas.

La remise en cause des règles juridiques relatives au travail, à la sécurité sociale, à la fiscalité avec :

  • Des conséquences fortes sur la mobilité des travailleurs frontaliers ;
  • Le retour à des négociations bilatérales sources de différenciations des situations.

La façon de concevoir l’intervention de publique vis-à-vis des citoyens, source de débats et tensions :

  • Confinement imposé ou encouragé ;
  • Incitation ou obligation à la vaccination ;
  • Pass sanitaire ou non.

Les nouveaux défis :

  • Augmentation des possibilités de formation continue ;
  • Augmentation de la maîtrise de l’outil digital ;
  • Emergence des délocalisations virtuelles.

Pour aller plus loin

La dernière note de l’OIT le COVID‑19 et le monde du travail (27 octobre 2021)

https://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/—dgreports/—dcomm/documents/briefingnote/wcms_824094.pdf

L’étude de l’UNEDIC d’octobre 2021

https://www.unedic.org/publications/covid-19-les-differents-systemes-dindemnisation-du-chomage-partiel-en-europe

L’article du Monde du 17 novembre 2021 sur les risques du télétravail depuis l’étranger

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