LA LETTRE DE L’IGR

Octobre 2020

EDITO

Roger Cayzelle

Dans un contexte rendu difficile par la pandémie du COVID-19 l’IGR souhaite plus que jamais maintenir une activité dense au service du développement des territoires de la Grande Région. Une activité diversifiée, marquée notamment par la diffusion de documents de synthèse sur l’évolution de la pandémie dans la Grande région et une enquête destiné à apprécier la perception réelle de cet espace par les adhérents.

L’IGR souhaite par ailleurs populariser dans les semaines qui viennent deux documents présentant ses propositions

L’institut continuera bien évidemment de travailler avec le Liser notamment en préparant un colloque européen sur le travail frontaliers en Europe.

Enfin l’IGR n’abandonnera pas ses  traditionnels brunchs  avec notamment,  au cours du deuxième semestre la réception de Stéphan Toscani, et de Michel Détaille

 

LA LETTRE DE L’IGR

Octobre 2020

EDITO

Roger Cayzelle

In einem durch die COVID-19-Pandemie erschwerten Kontext möchte das IGRI mehr denn je eine dichte Tätigkeit im Dienste der Entwicklung der Gebiete der Großregion aufrechterhalten. Eine breit gefächerte Aktivität, die insbesondere durch die Verteilung von zusammenfassenden Dokumenten über die Entwicklung der Pandemie in der Großregion und eine Umfrage zur Beurteilung der tatsächlichen Wahrnehmung dieses Gebiets durch die Mitglieder gekennzeichnet ist.

Die IGR möchte auch zwei Dokumente popularisieren, die ihre Vorschläge vorstellen.

Das Institut wird natürlich weiterhin mit den Liser zusammenarbeiten, insbesondere durch die Vorbereitung eines europäischen Kolloquiums über Grenzarbeit in Europa.

Schließlich wird die IGR ihre traditionellen Brunchs nicht aufgeben, insbesondere den Empfang von Stéphan Toscani und Michel Détaille in der zweiten Jahreshälfte.

LA LETTRE DE L’IGR

Au coeur de l’Europe, une Grande Région à conforter

Juillet 2020

 

EDITO

Roger Cayzelle

Dans une interview récente réalisée par le quotidien wallon L’Avenir, Elio Di Rupo, le Ministre-président de la Région Wallonne, avouait mal connaître la Grande Région Transfrontalière institutionnelle dont sa région fait pourtant partie.

On peut certes saluer la franchise d’un responsable politique connu et reconnu en Belgique qui, tout en affirmant la nécessité de coopérations, méconnaît manifestement cet espace de coopération transfrontalière institué en 1995 à Mondorf-les-Bains. Peut-on pour autant s’en étonner ?

La Grande Région institutionnelle peine en effet à  être visible auprès de ses onze millions et demi de citoyens. D’autant qu’elle n’a pas de dénomination spécifique, à la différence de l’autre espace de coopération transfrontalière voisin : le « Rhin Supérieur ».

Alors qu’avec la crise sanitaire sans précédent, les accords de Schengen ont été très rapidement suspendus et les frontières fermées, ni l’Europe ni les Etats  n’ont su mettre en œuvre une coordination et prendre en compte la spécificité des territoires transfrontaliers.

Dans ces conditions, la Grande Région en tant qu’ensemble organisé a peiné à réagir, malgré plusieurs efforts de coopération, notamment dans le domaine de la santé et la mise en réseaux des administrations des différents versants et des structures transfrontalières.

Les déclarations et coopérations bilatérales l’ont emporté sur une approche globale et multilatérale, même si  une Task Force Grande Région Covid-19 a été instituée et les Sommets des Exécutifs des 28 avril et 18 juin ont réaffirmé la volonté de conforter  coopération et réactivité.

Afin d’éviter que les mêmes causes ne reproduisent les mêmes effets, les difficultés et les limites rencontrées doivent être analysées dans leur diversité et la complexité de leurs causes.

C’est en s’appuyant sur cette analyse que l’ont pourra travailler collectivement :

  • à une meilleure prise en compte par l’Europe et les Etats de la spécificité des territoires interdépendants d’un espace transfrontalier ;
  • à une meilleure organisation des acteurs à toutes les échelles de la Grande Région pour aboutir à une efficacité renforcée dans la coopération.

Dans cet esprit, l’Institut de la Grande Région formule des propositions dans un texte « Au cœur de l’Europe, une Grande Région à conforter ».

Une contribution que nous vous invitons à découvrir ici pour mieux en débattre ensemble et ainsi mieux servir notre Grande Région Transfrontalière et ses citoyens !

Bel été à toutes et tous..

 

LA LETTRE DE L’IGR
Spécial frontières

Avril-Mai 2020

 

EDITO

Roger Cayzelle

L’Europe et la Grande Région à la croisée des chemins

« Il y a quelques semaines à peine, la fermeture des frontières semblait une mauvaise réponse face à l’épidémie qui se profilait alors. Les grandes épidémies se sont en effet souvent développées par le passé sur la planète quel que soit le degré d’ouverture ou de fermeture de chaque pays. Se barricader n’aurait servi à rien.

La montée en puissance du coronavirus et l’aggravation de la situation ont toutefois amené les Européens à abandonner ce raisonnement et à fermer leurs frontières souvent assez brutalement.

Cette situation, qui devrait perdurer encore plusieurs semaines au moins, est en contradiction avec les accords de Schengen qui prévoient la libre circulation des personnes et des biens au sein d’un vaste territoire européen dépassant les frontières nationales. Au niveau de la Grande Région Transfrontalière, il n’est donc plus possible, pour l’instant, de circuler librement d’une région à l’autre à l’exception des travailleurs frontaliers qui n’ont pu, majoritairement, bénéficier du télétravail.

Ces décisions ont des conséquences fortes dans notre Grande Région que beaucoup ont voulu construire depuis tant d’années et qui s’appuient sur la volonté de forger un espace cohérent et intégré. Elles donnent l’impression d’un retour en arrière malgré plusieurs efforts de coopérations, notamment dans le domaine de la santé (accueil de malades français) et la mise en réseaux des administrations des différents versants et des structures transfrontalières pour répondre aux interrogations des travailleurs frontaliers et de leurs employeurs, mais aussi des étudiants et des apprentis*.

Des acteurs et des citoyens des différents versants se sont également exprimés dans les médias comme on pourra le découvrir dans La Lettre de l’IGR Spécial frontières Avril-Mai 2020

Les fermetures de frontières ne sont sans doute que provisoires mais il est permis de s’interroger sur la nécessité de construire une véritable souveraineté européenne permettant au plus grand nombre d’être informé, de débattre, de décider, d’évaluer et de contrôler.

Pour l’heure, que penser de ce qui s’est passé ? Quelles ont été les réactions des uns et des autres ? Au-delà des aspects sanitaires de cette grave crise, comment rebondir en réfléchissant ensemble à l’avenir de l’Europe et de notre espace de coopération transfrontalière ? Comment la Grande Région peut-elle conforter la coopération en tirant les leçons des évènements, comme Tobias Hans et Jean Rottner viennent de l’appeler de leurs vœux dans une récente tribune publiée dans le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung ?

Nous avons voulu publier des témoignages d’acteurs engagés de part et d’autre des frontières. Ils pourraient nous permettre de mieux comprendre ce qui s’est passé au niveau des politiques menées et, peut-être, de contribuer modestement et utilement au futur de la Grande Région. »

* https://www.frontaliers-grandest.eu/fr/actualites/coronavirus-frontaliers-f-a-q

http://www.granderegion.net/COVID-19

http://www.interreg-gr.eu/fr/information-covid-19/

Prenez soin de vous.

Roger Cayzelle

Président de l’IGR

 

LA LETTRE DE L’IGR.

Avril 2020

L’EDITO

 

Avec le surgissement brutal de la pandémie inédite du Covid 19, le fonctionnement de nos sociétés et nos valeurs sont ébranlés.

Cette crise mondiale confirme l’entrée dans une nouvelle période traversée de risques liés au réchauffement climatique (dont les menaces sur  la biodiversité) et amplifiés par un capitalisme financier globalisé et une spécialisation économique à l’échelle mondiale qui nous rendent extrêmement vulnérables, en particulier les pays du Sud.

A l’échelle de l’Europe, déjà fragilisée  par le Brexit, les négociations de son budget à long-terme et le retour au premier plan de la question migratoire, au lieu de se rassembler dans l’adversité, l’Union Européenne se montre incapable de répondre d’une seule voix. Les institutions peinent à donner une direction claire à suivre et les Etats en profitent pour avancer en ordre dispersé et faire valoir leurs intérêts propres.

Au niveau de notre Grande Région, la crise a confirmé le rôle essentiel des travailleurs frontaliers, en particulier au Grand Duché de Luxembourg (notamment dans les domaines de la santé et du commerce) ; ils restent les seuls à franchir les frontières lorsque le télétravail n’est pas possible.

Et l’extension de la durée du télétravail, au-delà de ce que permettent les conventions fiscales avec les états voisins,  tout en préservant les recettes fiscales pour le Grand Duché, interroge sur la notion de solidarité et « d’intérêt des frontaliers » mises en avant.

On ne peut par ailleurs que regretter que les exécutifs du Sommet n’aient pas saisi l’occasion de cette crise pour affirmer l’enjeu de la solidarité entre les versant de cette « petite Europe » que nous appelons de nos vœux.

Heureusement, grâce à l’implication des responsables politiques des différents versants, le Grand Duché du Luxembourg, la Sarre, la Rhénanie-Palatinat, (mais aussi le Bade-Wurtemberg et la Suisse) ont décidé en quelques heures le 21 mars d’accepter de prendre des patients français hospitalisés en réanimation.

Cette belle réussite démontre que l’Europe a de belles ressources et que seul le travail collectif permet d’obtenir des résultats.

Lorsque le temps viendra, il sera indispensable de tirer toutes les leçons de cette crise, à l’échelle mondiale, européenne, grand-régionale et nationale et de repenser enfin l’organisation de l’économie, les relations à la nature, le contrat social et la solidarité entre les Etats.

Prenez soin de vous.

Roger Cayzelle

Président de l’IGR

 

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