LA LETTRE DE L’IGR

Octobre 2021

EDITO

Roger Cayzelle

Coin du feu

D’après nos informations, Jean Rottner, le président de la Région Grand-Est, qui préside également pour deux ans le Sommet de la Grande Région Transfrontalière, veut organiser des rencontres au coin du feu. Cette pratique a longtemps permis aux responsables politiques de l’espace transfrontalier (Wallonie, Luxembourg, Sarre, Rhénanie Palatinat et Lorraine) de se retrouver dans un climat convivial et de prendre un peu de recul par rapport aux grands enjeux

C’est ce climat de confiance et d’échange que le président Rottner semble vouloir réintroduire.

C’est une bonne initiative, car ce qui manque le plus à la Grande Région politique c’est peut-être d’abord une volonté commune plus affirmée de construire dans la durée. Une volonté collective qui fait parfois défaut. Il est temps de remobiliser autour d’une vision plus affirmée et plus partagée.

LA LETTRE DE L’IGR

Oktober 2021

EDITO

Roger Cayzelle

Kamingespräch

Unseren Informationen zufolge will Jean Rottner, Präsident der “Region Grand Est” , der für  zwei Jahren auch den Vorsitz des Gipfels der grenzüberschreitenden Großregion innehat, Kamingespräche veranstalten. Diese Praxis ermöglicht es den politischen Führern des Grenzgebiets (Wallonien, Luxemburg, Saarland, Rheinland-Pfalz und Lothringen) sich in freundschaftlicher Atmosphäre zu treffen und sich von den großen Themen zurückzuziehen

Es ist dieses Klima des Vertrauens und des Austauschs, das Präsident Rottner wieder herstellen möchte.

Dies ist eine gute Initiative, denn was in der politischen Großregion am meisten fehlt, ist vielleicht vor allem ein durchsetzungsfähigerer gemeinsamer Wille zum langfristigen Aufbau. Ein kollektiver Wille, der manchmal nicht vorhanden ist. Es ist Zeit, sich wieder auf eine durchsetzungsfähigere und gemeinsame Vision zu besinnen.

LA LETTRE DE L’IGR

Septembre 2021

EDITO

Roger Cayzelle

Pour une vision politique

200 000 salariés traversent chaque jour la frontière avec le Luxembourg.  Plus de la moitié viennent de France, 50 000 d’Allemagne et 49 500 de Belgique. Toutes les projections indiquent que ce nombre devrait encore augmenter dans les années qui viennent. L’agence d’urbanisme Agape considère ainsi que 100 000 salariés de plus pourraient travailler au Luxembourg d’ici 2040.

C’est une évolution intéressante qui laisse penser que de nombreux emplois continueraient à être créés. Mais une question est quand même posée : le Luxembourg peut-il indéfiniment se contenter de la stratégie de la tache d’huile, cette conception qui consiste à penser la croissance luxembourgeoise profite aussi aux régions périphériques ? Bien sur ce n’est pas faux mais l’intérêt de tous les territoires – y compris du Grand-Duché -commande de réfléchir un développement plus équilibré qui ne concentre pas toute l’activité dans un pôle central, avec tous les phénomènes de saturation que cela sous-tend.

À l’évidence une réflexion politique s’impose. Elle suppose de réfléchir à l’avenir d’une métropole véritablement transfrontalière. Dans ce domaine les responsables du Grand-Duché ont bien sûr un rôle essentiel à jouer mais le Sommet de la Grande Région est aussi concerné. Il est temps d’afficher enfin une vision plus politique de l’aménagement du territoire.

LA LETTRE DE L’IGR

September 2021

EDITO

Roger Cayzelle

Für eine politische Vision

200.000 Arbeitnehmer überqueren jeden Tag die Grenze nach Luxemburg.  Mehr als die Hälfte kommt aus Frankreich, 50.000 aus Deutschland und 49.500 aus Belgien. Alle Prognosen deuten darauf hin, dass diese Zahl in den kommenden Jahren steigen wird. Die Stadtplanungsagentur Agape geht davon aus, dass bis zum Jahr 2040 100.000 Arbeitnehmer mehr in Luxemburg tätig sein könnten.

Dies ist eine interessante Entwicklung, die darauf schließen lässt, dass weiterhin viele Arbeitsplätze geschaffen werden. Aber es bleibt die Frage: Kann sich Luxemburg auf Dauer mit der “Ölfleckenstrategie” zufrieden geben, die darin besteht, dass das Wachstum Luxemburgs auch den Randregionen zugute kommt? Das ist natürlich nicht falsch, aber die Interessen aller Territorien – einschließlich des Großherzogtums – erfordern eine ausgewogenere Entwicklung, die nicht alle Aktivitäten auf einen zentralen Pol konzentriert..

Es ist klar, dass politische Überlegungen erforderlich sind. Das bedeutet, dass man über die Zukunft einer wirklich grenzüberschreitenden Metropole nachdenken muss. In diesem Bereich spielen die Verantwortlichen des Großherzogtums natürlich eine wesentliche Rolle, aber auch der Gipfel der Großregion ist betroffen. Es ist  Zeit, endlich eine politischere Vision der Raumplanung zu entwickeln.

LA LETTRE DE L’IGR

Août 2021

EDITO

Roger Cayzelle

Bien sur les mesures prises par le gouvernement fédéral allemand (et non par le Land de Sarre) à partir du 1er août ne paraissent pas excessives. Pour entrer en Allemagne il faudra désormais présenter un pass sanitaire.  Mais il y aura de nombreuses exceptions (qui vont d’ailleurs être assez difficiles à contrôler) : les travailleurs frontaliers ne sont en effet pas concernés, ni les déplacements courts.

Tout cela relève pour l’instant surtout de l’effet d’annonce.  Mais une fois de plus la frontière redevient un marqueur qui, quoi qu’on en dise sépare, au moins symboliquement les citoyens de la Grande Région Transfrontalière et les éloigne du sentiment d’un destin commun.

LA LETTRE DE L’IGR

August 2021

EDITO

Roger Cayzelle

Natürlich sind die Maßnahmen, die die deutsche Bundesregierung (und nicht das Saarland) ab dem 1. Augustergriffen hat, nicht übertrieben. Um nach Deutschland zu kommen, muss man jetzt einen Gesundheitspassvorlegen.  Es wird jedoch viele Ausnahmen geben (die im Übrigen recht schwer zu kontrollieren sein werden):Grenzgänger sind nicht betroffen oder kurze Reisen. All dies ist derzeit vor allem derAnkündigungseffekt.  Aber einmal mehr wird die Grenze wieder zu einem Marker, der symbolisch die Bürgerder Grosregion trennt und sie vom Gefühl eines gemeinsamen Schicksals entfernt.

LA LETTRE DE L’IGR

Juin 2021

EDITO

Roger Cayzelle

Au moment où l’épidémie semble reculer fortement, notamment grâce a l’augmentation des vaccinations il n’est pas interdit de faire un bilan sur ce qui s’est passé dans les espaces transfrontaliers européen, à commencer bien sûr par celui de la Grande Région.

À l’évidence ce bilan n’est pas glorieux. Pendant près de quatorze mois de nouvelles lignes de démarcations ont réapparu, alors que plus personne ne le croyait vraiment possible. Ces frontières, que les accords de Schengen voulaient abattre, ont vu s’installer par des barrages physiques dans un premier temps et par la suite des dispositions contraignantes qui ont considérablement freiné les libertés de circulation d’une région à l’autre. Car si les mesures initiales du printemps 2020 se sont par moment assouplies, elles ont repris de la vigueur l’hiver suivant avec l’instauration de tests   surréalistes, rendus obligatoires pour traverser certaines frontières y compris pour aller travailler.

Dans cette affaire ce sont les gouvernements centraux qui ont mené le bal, y compris très souvent en désaccord avec les exécutifs locaux, plus modérés est plus proches des citoyens.

Ces gouvernements nationaux ont pris en effet souvent des décisions sans concertation et sans tenir compte des réalités locales. Des attitudes autoritaires qui témoignent en tout état de cause d’une forte méconnaissance de ce que sont aujourd’hui les espaces transfrontaliers, ces territoires souvent très innovants et qui cherchent à repenser leur développement au-delà des clivages administratifs habituels.

Il s’agit maintenant de surmonter les dysfonctionnement de cette  période en soutenant les acteurs préoccupé par le transfrontalier dans la recherche d’une stratégie qui permette de conforter plus fortement les fondements des espaces transfrontaliers. Cette stratégie doit s’inscrire  dans une vision de l’Europe plus affirmée. Vaste programme

LA LETTRE DE L’IGR

Juin 2021

EDITO

Roger Cayzelle

Au moment où l’épidémie semble reculer fortement, notamment grâce a l’augmentation des vaccinations il n’est pas interdit de faire un bilan sur ce qui s’est passé dans les espaces transfrontaliers européen, à commencer bien sûr par celui de la Grande Région.

À l’évidence ce bilan n’est pas glorieux. Pendant près de quatorze mois de nouvelles lignes de démarcations ont réapparu, alors que plus personne ne le croyait vraiment possible. Ces frontières, que les accords de Schengen voulaient abattre, ont vu s’installer par des barrages physiques dans un premier temps et par la suite des dispositions contraignantes qui ont considérablement freiné les libertés de circulation d’une région à l’autre. Car si les mesures initiales du printemps 2020 se sont par moment assouplies, elles ont repris de la vigueur l’hiver suivant avec l’instauration de tests   surréalistes, rendus obligatoires pour traverser certaines frontières y compris pour aller travailler.

Dans cette affaire ce sont les gouvernements centraux qui ont mené le bal, y compris très souvent en désaccord avec les exécutifs locaux, plus modérés est plus proches des citoyens.

Ces gouvernements nationaux ont pris en effet souvent des décisions sans concertation et sans tenir compte des réalités locales. Des attitudes autoritaires qui témoignent en tout état de cause d’une forte méconnaissance de ce que sont aujourd’hui les espaces transfrontaliers, ces territoires souvent très innovants et qui cherchent à repenser leur développement au-delà des clivages administratifs habituels.

Il s’agit maintenant de surmonter les dysfonctionnement de cette  période en soutenant les acteurs préoccupé par le transfrontalier dans la recherche d’une stratégie qui permette de conforter plus fortement les fondements des espaces transfrontaliers. Cette stratégie doit s’inscrire  dans une vision de l’Europe plus affirmée. Vaste programme

LA LETTRE DE L’IGR

10. JUNI 2021

EDITO

Roger Cayzelle

In einer Zeit, in der die Epidemie – insbesondere dank der Zunahme der Impfungen – stark zurückzugehen scheint, ist es nicht verboten, eine Bestandsaufnahme der Geschehnisse in den europäischen Grenzgebieten zu machen, angefangen natürlich mit der Großregion.

Offensichtlich ist diese Einschätzung nicht glorreich. Seit fast vierzehn Monaten sind wieder neue Demarkationslinien aufgetaucht, als es eigentlich niemand mehr für möglich hielt. An diesen Grenzen, die die Schengener Abkommen abbauen wollten, wurden zunächst physische Barrieren und dann restriktive Bestimmungen installiert, die die Freizügigkeit von einer Region zur anderen erheblich verlangsamt haben. Denn obwohl die anfänglichen Maßnahmen des Frühjahrs 2020 zeitweise gelockert wurden, wurden sie im darauffolgenden Winter mit der Einführung von neue Test wiederbelebt, die für das Überschreiten bestimmter Grenzen, auch für den Weg zur Arbeit, verpflichtend gemacht wurden.

In diesem Fall sind es die Zentralregierungen, die den Weg vorgeben, sehr oft in Uneinigkeit mit den lokalen Exekutiven, die die Realitäten besser kennen und näher an den Bürgern sind.

Diese nationalen Regierungen haben oft Entscheidungen getroffen, ohne sich zu beraten und ohne die lokalen Realitäten der grenzüberschreitenden Lebensräume zu berücksichtigen. Das sind « jakobinische » Haltungen, die auf jeden Fall einen starken Mangel an Verständnis dafür zeigen, was grenzüberschreitende Gebiete heute sind, Gebiete, die oft sehr innovativ sind und die versuchen, ihre Entwicklung jenseits der üblichen administrativen Strukturen und Hindernisse neu zu denken.

Es geht nun darum, die Dysfunktionen dieser Periode zu überwinden, indem die vom grenzüberschreitenden Gebiet betroffenen Akteure bei der Suche nach einer Strategie unterstützt werden, die es ermöglicht, die Grundlagen der grenzüberschreitenden Gebiete wesentlich zu stärken. Diese Strategie muss Teil einer selbstbewussteren Vision von Europa sein. Ein umfangreiches Programm!

LA LETTRE DE L’IGR

Mars – Avril 2021

EDITO

Roger Cayzelle

Pour les Européens convaincus que nous sommes, la situation créée par le gouvernement fédéral allemand à la frontière entre la Sarre, la Rhénanie-Palatinat et la Lorraine est aussi absurde que inacceptable .

L’IGR soutient évidemment les travailleurs frontaliers et les élus qui se battent pour obtenir l’abrogation de l’obligation d’un test effectué tous les deux jours.  Les résultats de ces tests affichent d’ailleurs un taux de positivité extrêmement faible.

Cette épreuve renforce toutefois la nécessité de conforter la construction d’une grande région plus forte, toujours plus organisée et dotée de véritables pouvoirs.

Les propositions contenues dans notre document « Au cœur de l’Europe une Grande région à conforter » demeurent plus que jamais d’actualité.

L’IGR continuera à les faire vivre

LA LETTRE DE L’IGR

März – April 2021

EDITO

Roger Cayzelle

Für uns,  überzeugten Europäer, ist die Situation, die von der deutschen Bundesregierung an der Grenze zwischen Saarland, Rheinland-Pfalz und Lothringen geschaffen wurde, ebenso absurd wie inakzeptabel.

Die IGR unterstützt natürlich Grenzgänger und gewählte Vertreter, die sich für die Aufhebung der Verpflichtung zur Abschaffung eines tests einsetzen, der alle zwei Tage durchgeführt wird. Die Ergebnisse dieser Tests weisen im Übrigen eine extrem niedrige Positivitätsrate auf.

Diese Prüfung verstärkt jedoch die Notwendigkeit, den Aufbau unser  Gross Region zu stärken, die immer besser organisiert und mit echten Befugnissen ausgestattet wird.

Die Vorschläge in unserem Dokument  » Im Herzen Europas eine Große Region,  zu stärken » enthalten, bleiben aktueller denn je.

Die IGR wird sie weiterhin

LA LETTRE DE L’IGR

Février 2021

EDITO

Roger Cayzelle

À l’évidence l’espace de coopération transfrontalière qu’est la Grande Région traverse depuis voilà près d’un an une période difficile en raison de la crise sanitaire. Après un premier moment de retour aux frontières, en raison de l’absence de prise en compte de la spécificité des bassins de vie que sont les territoires transfrontaliers, tant à l’échelle de l’Europe que celle des États nationaux, le dialogue et la coopération entre de nombreux acteurs, en particulier le Sommet des Exécutifs de la Grande Région, ont permis de maintenir jusqu’à aujourd’hui une ouverture relative et fragile des frontières.

Malgré ces difficultés et l’impossibilité de tenir des réunions en présentiel, l’IGR n’est pas resté inactif et nous nous sommes efforcés de conforter notre réseau avec nos partenaires. Nous avons participé à près de 25 conférences, séminaires ou tables rendes en distanciel et avons publié deux contributions :

Nous avons par ailleurs obtenu le statut de Reconnaissance d’Utilité Public de la part du Grand Duché de Luxembourg en juillet 2020.

Nous avons dès à présent lancé deux initiatives avec certains de nos partenaires :

  • Une réflexion sur le thème du télétravail en lien avec la Chambre de Commerce du Luxembourg, la fondation Idéa et la Société Luxembourgeoise de l’Évaluation et de la Prospective dans la cadre de notre cycle « Quo Vadis Grande Région».  Un premier forum  en numérique a déjà eu lieu le 20 janvier dernier, réunissant près de 200 participants. Il sera suivi d’un second forum le 31 mars, consacré aux aspects politiques, institutionnels et règlementaires de ce dossier.
  • Un Forum Grande Région en partenariat avec l’Université de la Grande Région qui aura lieu le 4 novembre 2021. La thématique en sera la cohésion sociale et territoriale en Grande Région.

Nous continuons par ailleurs notre coopération avec le LISER , en participant tant au comité de rédaction des Cahiers de la Grande Région qu’à celui de la préparation du colloque international « le travail frontalier en Europe : pratiques et réalités régionales » qui aura lieu début mai 2022.

Au-delà de ces projets, nous continuons en 2021 à agir pour :

  • Échanger en ouvrant des espaces de débats privilégiés, des temps d’échanges au cours desquels nous confrontons les points de vue au-delà des frontières ;
  • Interpeller en jouant notre rôle d’impulsion et en mettant l’accent sur les défis transfrontaliers
  • Soutenir en mettant régulièrement en lumière tout ce qui participe positivement à la vie de la grande région, favorise sa visibilité de la part des citoyens et leur sentiment d’appartenance ;
  • Éclairer et clarifier en étant plus que jamais, en collaboration avec d’autres, producteurd’expertise sur les grands enjeux aux différentes échelles de notre espace de coopération transfrontalière.
  • Consulter en étant en permanence à l’écoute des interrogations et des ressentis de nos adhérents ;
  • Communiquer à travers des expressions régulières à l’intention des médias.
  • Informer par l’intermédiaire de notre site internet. Régulièrement mis à jour il permet – vous le constatez -d’avoir accès à des informations nombreuses et variées : comptes rendus des manifestations auxquelles nous participons, revue de presse, bibliothèque documentaire, contributions, à l’échelle de notre espace de coopération transfrontalière ;

LA LETTRE DE L’IGR

Februar 2021

EDITO

Roger Cayzelle

Die grenzüberschreitende Zusammenarbeit, die die Großregion betreibt, ist aufgrund der Gesundheitskrise seit fast einem Jahr schwierig geworden. Trotz dieser Schwierigkeit und der Unmöglichkeit, Präsenzveranstaltungen abzuhalten, blieb das IGR nicht untätig. Wir haben an fast 25 Konferenzen oder Seminaren teilgenommen und zwei Beiträge veröffentlicht:

Im Juli 2020 erhielt das IGR vom Großherzogtum Luxemburg den Status der Gemeinnützigkeit zugesprochen.

Wir haben für 2021 bereits zwei Initiativen mit einigen unserer Partner organisiert:

  • Eine Reflexion zum Thema Telearbeit in Verbindung mit der luxemburgischen Handelskammer, der Stiftung Idéa und der Société Luxembourgeoise de l’Évaluation et de la Prospective im Rahmen unseres Zyklus‘ « Quo Vadis Grande Région ». Ein erstes digitales Forum fand am 20. Januar 2021 statt, an dem fast 200 Teilnehmer anwesend waren. Im Anschluss daran findet am 31. März 2021 ein zweites Forum statt, das den politischen, institutionellen und regulatorischen Aspekten dieses Dossiers gewidmet sein wird.
  • Ein Forum Großregion in Partnerschaft mit der Universität der Großregion, das am 4. November 2021 stattfinden wird. Das Thema wird der soziale und territoriale Zusammenhalt in der Großregion sein.

Über diese Projekte hinaus setzen wir uns 2021 weiterhin für folgende Aufgaben ein: 

  • Gedankenaustausch durch die Öffnung privilegierter Diskussionsräume, in denen wir die unterschiedlichen Standpunkte über die Grenzen hinweg vergleichen,
  • Unterstützung durch regelmäßige Hervorhebung alles dessen, was am Leben der Großregion beteiligt ist, 
  • Erhellung und Klärung in Zusammenarbeit mit anderen Einrichtungen, um mehr denn je Fachwissen zu den großen Herausforderungen der grenzüberschreitenden Zusammenarbeit in den verschiedenen Maßstäben unseres Raumes zu verbreiten,
  • Wahrnehmung der Fragen und Einstellungen unserer Mitglieder,
  • Kommunikation durch regelmäßige Mitteilungen an die Medien, 
  • Verteilung von Informationen mit Hilfe des Internets,
  • Erstellung einer deutschen Version unserer Internetseite.

LA LETTRE DE L’IGR

Novembre 2020

EDITO

Roger Cayzelle

Le rebond de l’épidémie nous empêche une nouvelle fois d’organiser des rencontres en présentiel.  Les brunchs que nous avions prévus ainsi que les autres réunions sont donc reportées pour l’instant.

Nous ne restons toutefois pas inactifs.

Nous avons communiqué cette semaine dans « Le Républicain Lorrain »  sur la situation dans chacune de nos régions à travers une interview de notre secrétaire général et des témoignages de Bruno Echterbille,  Bruno Théret et  Charlotte Schneiders 

Nous continuons à améliorer notre site. Il commence à être visible et visité par nos adhérents et sympathisants. Nous avons déjà intégré quelques textes en allemand et nous avons l’espoir de parvenir à des traductions plus complètes dès le début de l’année 2021.

Nous allons valoriser deux textes fondamentaux que nous avons adoptés en 2020 à travers deux plaquettes réalisées en PDF mais aussi dans un tirage papier

 « Au coeur de l’Europe une Grande Région à conforter »

 « Les relations entre les territoires dans l’aire métropolitaine de Luxembourg »

Enfin nous allons diffuser le questionnaire destiné à nos adhérents et sympathisants après avoir toutefois précisé les questions posées. Il y a dans ce domaine encore un peu de travail

La vie de notre association continue donc bel et bien dans la période en attendant des jours meilleurs où nous pourrons enfin nous retrouver

 

LA LETTRE DE L’IGR

November 2020

EDITO

Roger Cayzelle

Der Wiederaufschwung der Epidemie hindert uns wieder einmal daran, persönliche Treffen zu organisieren.  Die von uns geplanten Brunches sowie die anderen Treffen werden daher vorerst verschoben.

Wir stehen jedoch nicht still.

Wir haben in dir französische Presse  « Le Républicain Lorrain » über die Lage in jeder unserer Regionen durch ein Interview mit unserem Generalsekretär und durch Zeugnisse von  Bruno Echterbille,  Bruno Théret und  Charlotte Schneiders

Wir arbeiten kontinuierlich an der Verbesserung unserer Website. Es beginnt sichtbar zu werden und wird von unseren Mitgliedern und Unterstützern besucht. Wir haben bereits einige Texte auf Deutsch integriert und hoffen, bis Anfang 2021 vollständigere Übersetzungen zu erhalten.

Wir werden zwei grundlegende Beitrage  die wir im Jahr 2020 angenommen haben, durch zwei Broschüren im PDF-Format, aber auch in einer Papierausgabe fördern.

 « Im Herzen Europas, eine Großregion, die es zu stärken gilt »

 « Beziehungen zwischen den Gebieten im Großraum Luxemburg »

Schließlich werden wir den für unsere Mitglieder und Unterstützer einen bestimmten Fragebogen verteilen, nachdem wir die gestellten Fragen geklärt haben. In diesem Bereich gibt es noch einiges zu tun.

Das Leben unserer IGR geht also gut und wahrhaftig weiter in der Zeit, während wir auf bessere Tage warten, an denen wir uns endlich wieder treffen können.

 

LA LETTRE DE L’IGR

Octobre 2020

EDITO

Roger Cayzelle

Dans un contexte rendu difficile par la pandémie du COVID-19 l’IGR souhaite plus que jamais maintenir une activité dense au service du développement des territoires de la Grande Région. Une activité diversifiée, marquée notamment par la diffusion de documents de synthèse sur l’évolution de la pandémie dans la Grande région et une enquête destiné à apprécier la perception réelle de cet espace par les adhérents.

L’IGR souhaite par ailleurs populariser dans les semaines qui viennent deux documents présentant ses propositions

L’institut continuera bien évidemment de travailler avec le Liser notamment en préparant un colloque européen sur le travail frontaliers en Europe.

Enfin l’IGR n’abandonnera pas ses  traditionnels brunchs  avec notamment,  au cours du deuxième semestre la réception de Stéphan Toscani, et de Michel Détaille

 

LA LETTRE DE L’IGR

Oktober 2020

EDITO

Roger Cayzelle

In einem durch die COVID-19-Pandemie erschwerten Kontext möchte das IGRI mehr denn je eine dichte Tätigkeit im Dienste der Entwicklung der Gebiete der Großregion aufrechterhalten. Eine breit gefächerte Aktivität, die insbesondere durch die Verteilung von zusammenfassenden Dokumenten über die Entwicklung der Pandemie in der Großregion und eine Umfrage zur Beurteilung der tatsächlichen Wahrnehmung dieses Gebiets durch die Mitglieder gekennzeichnet ist.

Die IGR möchte auch zwei Dokumente popularisieren, die ihre Vorschläge vorstellen.

Das Institut wird natürlich weiterhin mit den Liser zusammenarbeiten, insbesondere durch die Vorbereitung eines europäischen Kolloquiums über Grenzarbeit in Europa.

Schließlich wird die IGR ihre traditionellen Brunchs nicht aufgeben, insbesondere den Empfang von Stéphan Toscani und Michel Détaille in der zweiten Jahreshälfte.

LA LETTRE DE L’IGR

Au coeur de l’Europe, une Grande Région à conforter

Juillet 2020

 

EDITO

Roger Cayzelle

Dans une interview récente réalisée par le quotidien wallon L’Avenir, Elio Di Rupo, le Ministre-président de la Région Wallonne, avouait mal connaître la Grande Région Transfrontalière institutionnelle dont sa région fait pourtant partie.

On peut certes saluer la franchise d’un responsable politique connu et reconnu en Belgique qui, tout en affirmant la nécessité de coopérations, méconnaît manifestement cet espace de coopération transfrontalière institué en 1995 à Mondorf-les-Bains. Peut-on pour autant s’en étonner ?

La Grande Région institutionnelle peine en effet à  être visible auprès de ses onze millions et demi de citoyens. D’autant qu’elle n’a pas de dénomination spécifique, à la différence de l’autre espace de coopération transfrontalière voisin : le « Rhin Supérieur ».

Alors qu’avec la crise sanitaire sans précédent, les accords de Schengen ont été très rapidement suspendus et les frontières fermées, ni l’Europe ni les Etats  n’ont su mettre en œuvre une coordination et prendre en compte la spécificité des territoires transfrontaliers.

Dans ces conditions, la Grande Région en tant qu’ensemble organisé a peiné à réagir, malgré plusieurs efforts de coopération, notamment dans le domaine de la santé et la mise en réseaux des administrations des différents versants et des structures transfrontalières.

Les déclarations et coopérations bilatérales l’ont emporté sur une approche globale et multilatérale, même si  une Task Force Grande Région Covid-19 a été instituée et les Sommets des Exécutifs des 28 avril et 18 juin ont réaffirmé la volonté de conforter  coopération et réactivité.

Afin d’éviter que les mêmes causes ne reproduisent les mêmes effets, les difficultés et les limites rencontrées doivent être analysées dans leur diversité et la complexité de leurs causes.

C’est en s’appuyant sur cette analyse que l’ont pourra travailler collectivement :

  • à une meilleure prise en compte par l’Europe et les Etats de la spécificité des territoires interdépendants d’un espace transfrontalier ;
  • à une meilleure organisation des acteurs à toutes les échelles de la Grande Région pour aboutir à une efficacité renforcée dans la coopération.

Dans cet esprit, l’Institut de la Grande Région formule des propositions dans un texte « Au cœur de l’Europe, une Grande Région à conforter ».

Une contribution que nous vous invitons à découvrir ici pour mieux en débattre ensemble et ainsi mieux servir notre Grande Région Transfrontalière et ses citoyens !

Bel été à toutes et tous..

 

LA LETTRE DE L’IGR
Spécial frontières

Avril-Mai 2020

 

EDITO

Roger Cayzelle

L’Europe et la Grande Région à la croisée des chemins

« Il y a quelques semaines à peine, la fermeture des frontières semblait une mauvaise réponse face à l’épidémie qui se profilait alors. Les grandes épidémies se sont en effet souvent développées par le passé sur la planète quel que soit le degré d’ouverture ou de fermeture de chaque pays. Se barricader n’aurait servi à rien.

La montée en puissance du coronavirus et l’aggravation de la situation ont toutefois amené les Européens à abandonner ce raisonnement et à fermer leurs frontières souvent assez brutalement.

Cette situation, qui devrait perdurer encore plusieurs semaines au moins, est en contradiction avec les accords de Schengen qui prévoient la libre circulation des personnes et des biens au sein d’un vaste territoire européen dépassant les frontières nationales. Au niveau de la Grande Région Transfrontalière, il n’est donc plus possible, pour l’instant, de circuler librement d’une région à l’autre à l’exception des travailleurs frontaliers qui n’ont pu, majoritairement, bénéficier du télétravail.

Ces décisions ont des conséquences fortes dans notre Grande Région que beaucoup ont voulu construire depuis tant d’années et qui s’appuient sur la volonté de forger un espace cohérent et intégré. Elles donnent l’impression d’un retour en arrière malgré plusieurs efforts de coopérations, notamment dans le domaine de la santé (accueil de malades français) et la mise en réseaux des administrations des différents versants et des structures transfrontalières pour répondre aux interrogations des travailleurs frontaliers et de leurs employeurs, mais aussi des étudiants et des apprentis*.

Des acteurs et des citoyens des différents versants se sont également exprimés dans les médias comme on pourra le découvrir dans La Lettre de l’IGR Spécial frontières Avril-Mai 2020

Les fermetures de frontières ne sont sans doute que provisoires mais il est permis de s’interroger sur la nécessité de construire une véritable souveraineté européenne permettant au plus grand nombre d’être informé, de débattre, de décider, d’évaluer et de contrôler.

Pour l’heure, que penser de ce qui s’est passé ? Quelles ont été les réactions des uns et des autres ? Au-delà des aspects sanitaires de cette grave crise, comment rebondir en réfléchissant ensemble à l’avenir de l’Europe et de notre espace de coopération transfrontalière ? Comment la Grande Région peut-elle conforter la coopération en tirant les leçons des évènements, comme Tobias Hans et Jean Rottner viennent de l’appeler de leurs vœux dans une récente tribune publiée dans le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung ?

Nous avons voulu publier des témoignages d’acteurs engagés de part et d’autre des frontières. Ils pourraient nous permettre de mieux comprendre ce qui s’est passé au niveau des politiques menées et, peut-être, de contribuer modestement et utilement au futur de la Grande Région. »

* https://www.frontaliers-grandest.eu/fr/actualites/coronavirus-frontaliers-f-a-q

http://www.granderegion.net/COVID-19

http://www.interreg-gr.eu/fr/information-covid-19/

Prenez soin de vous.

Roger Cayzelle

Président de l’IGR

 

LA LETTRE DE L’IGR.

Avril 2020

L’EDITO

 

Avec le surgissement brutal de la pandémie inédite du Covid 19, le fonctionnement de nos sociétés et nos valeurs sont ébranlés.

Cette crise mondiale confirme l’entrée dans une nouvelle période traversée de risques liés au réchauffement climatique (dont les menaces sur  la biodiversité) et amplifiés par un capitalisme financier globalisé et une spécialisation économique à l’échelle mondiale qui nous rendent extrêmement vulnérables, en particulier les pays du Sud.

A l’échelle de l’Europe, déjà fragilisée  par le Brexit, les négociations de son budget à long-terme et le retour au premier plan de la question migratoire, au lieu de se rassembler dans l’adversité, l’Union Européenne se montre incapable de répondre d’une seule voix. Les institutions peinent à donner une direction claire à suivre et les Etats en profitent pour avancer en ordre dispersé et faire valoir leurs intérêts propres.

Au niveau de notre Grande Région, la crise a confirmé le rôle essentiel des travailleurs frontaliers, en particulier au Grand Duché de Luxembourg (notamment dans les domaines de la santé et du commerce) ; ils restent les seuls à franchir les frontières lorsque le télétravail n’est pas possible.

Et l’extension de la durée du télétravail, au-delà de ce que permettent les conventions fiscales avec les états voisins,  tout en préservant les recettes fiscales pour le Grand Duché, interroge sur la notion de solidarité et « d’intérêt des frontaliers » mises en avant.

On ne peut par ailleurs que regretter que les exécutifs du Sommet n’aient pas saisi l’occasion de cette crise pour affirmer l’enjeu de la solidarité entre les versant de cette « petite Europe » que nous appelons de nos vœux.

Heureusement, grâce à l’implication des responsables politiques des différents versants, le Grand Duché du Luxembourg, la Sarre, la Rhénanie-Palatinat, (mais aussi le Bade-Wurtemberg et la Suisse) ont décidé en quelques heures le 21 mars d’accepter de prendre des patients français hospitalisés en réanimation.

Cette belle réussite démontre que l’Europe a de belles ressources et que seul le travail collectif permet d’obtenir des résultats.

Lorsque le temps viendra, il sera indispensable de tirer toutes les leçons de cette crise, à l’échelle mondiale, européenne, grand-régionale et nationale et de repenser enfin l’organisation de l’économie, les relations à la nature, le contrat social et la solidarité entre les Etats.

Prenez soin de vous.

Roger Cayzelle

Président de l’IGR

 

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