Interreg Grande Région et Energie

Soutenir la coopération transfrontalière dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables

23 septembre 2021 – Evénement en présentiel et en ligne

Au moment où la pandémie continue de reculer sur l’ensemble des versants de la Grande Région, et que le programme Interreg V A 2014-2020 touche à sa fin (les derniers projets validés courent jusqu’à la fin 2022), l’autorité de gestion du programme a souhaité réunir 7 projets emblématiques autour d’une table ronde consacrée à la situation actuelle et aux défis de la coopération transfrontalière en matière d’énergie dans la Grande Région.

L’objectif était de mieux connaître les actions de ces projets, de tirer des enseignements de leurs résultats et de réfléchir à l’avenir de la coopération transfrontalière dans le domaine de l’Energie en Grande Région qui est depuis plusieurs années une dimension importante des programmes Interreg.

L’enjeu d’un tel échange était d’autant plus fort que la Commission européenne a adopté en juillet 2021 le Pacte Vert (Green Deal) : une série de propositions visant une transformation de l’économie et de la société de l’UE pour concrétiser ses ambitions climatiques et faire face au changement climatique et la dégradation de l’environnement qui constituent une menace existentielle pour la Grande Région, l’Europe et le reste du monde.

Jean Salque revient sur les éléments essentiels de cet événement animé par Jean-Paul Bertemes (chef du département « Science in society » au Fonds National de la Recherche du Luxembourg et rédacteur en chef de science.lu)

 

Programme

 

Dans sa conclusion, Christiane Fortuin a remercié les participants et salué les projets innovants présentés.

Elle a ensuite réaffirmé l’importance du Pacte Vert européen comme cadre du futur programme Interreg et souligné l’enjeu de la prise en compte de ses objectifs dans les politiques nationales.

Elle a enfin énoncé les chantiers qui pouvaient être dégagés à l’issue du séminaire :

  • Une base de données partagée à l’échelle de la Grande Région (en s’appuyant sur le SIG GR) ;
  • La levée des obstacles juridiques et administratifs (mise en place d’une task force) ;
  • L’élaboration de documents communs ;
  • L’enjeu de formations continues communes dans les domaines du photovoltaïque, de la construction bois, de l’hydrogène et du stockage de l’énergie ;
  • Une concertation politique renforcée pour une harmonisation plus étroite des pratiques et projets à l’échelle transfrontalière.

 Pour aller plus loin

Le lien vers le replay du séminaire

A venir

Les liens vers le résumé des projets présentés

http://www.interreg-gr.eu/wp-content/uploads/2018/12/GReNEFF_FR_Description.pdf

http://www.interreg-gr.eu/wp-content/uploads/2018/12/Cellules-%C3%89nerg%C3%A9tiques-GR_FR_Description.pdf

http://www.interreg-gr.eu/wp-content/uploads/2019/03/Pth4GR%C2%B2ID_FR_Description-.pdf

http://www.interreg-gr.eu/wp-content/uploads/2021/07/FR-PV-follows-Function-Description.pdf

http://www.interreg-gr.eu/wp-content/uploads/2019/01/Smart-Energy_FR_Description.pdf

http://www.interreg-gr.eu/wp-content/uploads/2019/03/Greater-Green_FR_Description.pdf

http://www.interreg-gr.eu/wp-content/uploads/2019/03/RCC-KN_FR_Description.pdf

Les liens vers la thématique dans les réflexions préparatoires au Schéma de Développement Territorial de la Grande Région

https://amenagement-territoire.public.lu/content/dam/amenagement_territoire/fr/affaires_transfrontali%C3%A8res/Cahier-Thematique-n-4-FR-final.pdf

 

Extraits du Cahier 5

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Inondations Été 2021

De nombreux territoires de la Grande région viennent d’être frappés par un phénomène climatique d’une ampleur exceptionnelle. Des pluies fortes et continues ont fait de nombreuses victimes en Wallonie et plus encore en Rhénanie-Palatinat. Le Luxembourg et dans une moindre mesure une partie de la Lorraine et de la Sarre sont également concernés.

Dans cette période catastrophique nous avons d’abord une pensée pour les victimes de cette catastrophe. Nous savons aussi qu’il faudra du temps pour que nos villes et nos villages ainsi que les sites touristiques que nous aimons tant puissent réparer les dégâts considérables qu’ils ont subis.

En cet été  2021 notre Grande région est durement touchée.

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Hochwasser Sommer 2021

Viele Gebiete der Großregion wurden gerade von einem außergewöhnlichen Klimaphänomen heimgesucht. Starke und anhaltende Regenfälle haben in Wallonien und noch mehr in Rheinland-Pfalz zahlreiche Opfer gefordert. Luxemburg und in geringerem Maße auch Teile Lothringens und des Saarlandes sind ebenfalls betroffen.

In dieser katastrophalen Zeit sind unsere ersten Gedanken bei den Opfern dieser Katastrophe. Wir wissen auch, dass es einige Zeit dauern wird, bis unsere Städte und Dörfer sowie die von uns so geliebten touristischen Ziele die beträchtlichen Schäden, die sie erlitten haben, behoben haben.

Im Sommer 2021 ist  unsere Großregion hart getroffen.

 

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Interreg Grande Région et Santé

Soutenir la coopération transfrontalière en matière de soins et de prévention

28 juin 2021 – Evénement digital

 

Au moment où la pandémie continue de reculer sur l’ensemble des versants de la Grande Région, et que le programme Interreg V A 2014-2020 touche à sa fin (les derniers projets validés courent jusqu’à la fin 2022), l’autorité de gestion du programme a souhaité réunir 9 projets emblématiques autour de tables rondes virtuelles sur 3 thématiques en lien avec la santé.

L’objectif était de mieux connaître les actions de ces projets, de tirer des enseignements de leurs résultats et de réfléchir à l’avenir de la coopération transfrontalière en santé en Grande Région qui est depuis plusieurs années une dimension importante des programmes Interreg.

La crise sanitaire et ses conséquences pour les projets Interreg Grande Région ont été également abordées.

Jean Salque revient sur les éléments essentiels de cet événement digital animé par Guy Keckhut. 

Programme

Focus sur le programme Interreg

Interreg

Interreg, ou la « coopération territoriale européenne (CTE) », s’inscrit dans le cadre de la politique de cohésion européenne. Cette politique vise à renforcer la cohésion économique, sociale et territoriale en réduisant les différences de développement entre les différents territoires de l’Union européenne.

Financé par le « Fonds Européen de Développement Régional » (FEDER), Interreg constitue depuis plus de 25 ans le cadre pour des coopérations transnationales, transfrontalières et interrégionales.

2014 était le point de départ de la 5e période de programmation Interreg qui arrive à son terme.

Le futur programme (Interreg VI A 2021-2027) est en cours d’élaboration.

Le programme Interreg V A Grande Région 2014-2020

Le programme Interreg V A Grande Région soutient des projets de coopération transfrontalière entre acteurs locaux et régionaux issus des territoires qui composent la Grande Région.

Par le biais de ces coopérations transfrontalières, le programme vise à renforcer la cohésion territoriale, sociale et économique de l’espace grand-régional en réduisant les effets négatifs des frontières.

Peuvent être soutenus aussi bien des projets de proximité que des actions d’envergure à l’échelle du territoire de la Grande Région.

140 millions d’euros de FEDER pour soutenir des projets transfrontaliers

Le programme Interreg V A Grande Région est doté d’une enveloppe d’environ 140 millions d’euros de FEDER (139 802 646 EUR).

Comme les projets peuvent être cofinancés à hauteur de 60 % maximal par le FEDER, des projets d’un volume total de 233 millions d’euros peuvent être soutenus dans le cadre du programme.

Les priorités thématiques du programme

La stratégie du programme Interreg V A Grande Région est construite autour d’un triptyque « emploi / développement territorial / économie » qui place le soutien à l’emploi sur le marché du travail grand-régional au cœur des priorités.

Les projets cofinancés doivent s’inscrire dans un des quatre axes prioritaires du Programme :

  • Axe prioritaire 1 : Poursuivre le développement d’un marché du travail intégré en soutenant l’éducation, la formation et en facilitant la mobilité physique
  • Axe prioritaire 2 : Assurer un développement respectueux de l’environnement et du cadre de vie
  • Axe prioritaire 3 : Améliorer les conditions de vie
  • Axe prioritaire 4 : Renforcer la compétitivité et l’attractivité de la Grande Région

 

L’autorité de gestion

L’Autorité de gestion du programme Interreg V A Grande Région est un Groupement Européen de Coopération Territoriale (GECT) de droit luxembourgeois qui comprend deux membres, le Conseil régional Grand Est et le Ministère du Développement Durable et des Infrastructures (MDDI) du Grand-Duché de Luxembourg. Le GECT est présidé par le Président de la Région Grand Est et sa direction opérationnelle est assurée par le Ministère du Développement Durable et des Infrastructures.

L’Autorité de gestion est responsable de la gestion du programme de coopération Interreg V A Grande Région et s’assure que les différents organes du programme remplissent les missions qui leur incombent et coopèrent sans difficultés. Elle  est assistée dans son travail journalier par le Secrétariat conjoint. En tant qu’interface entre les autorités du programme et les opérateurs de projets, le Secrétariat conjoint joue un rôle central dans l’accompagnement des projets : il promeut le programme et informe les bénéficiaires potentiels sur les possibilités de financement, il accompagne le processus de dépôt et d’instruction des dossiers de subvention et soutient les opérateurs lors de la mise en œuvre administrative, technique et financière de leurs projets.

 Pour aller plus loin

 

Le lien vers le replay du webinaire

[FR] Interreg Grande Région et Santé – événement en ligne du 28.06.2021 – YouTube

[DE] Interreg Großregion und Gesundheit – Online-Veranstaltung vom 28.06.2021 – YouTube

 Le document publié par la Commission européenne en 2017 : La coopération transfrontalière dans le domaine de la santé Commission européenne 2017

Le lien vers le site COSAN

https://cosangr.eu/ 

Les liens vers le résumé des projets présentés

http://www.interreg-gr.eu/wp-content/uploads/2021/02/NHL-ChirEx_FR_Description.pdf

http://www.interreg-gr.eu/wp-content/uploads/2021/02/PTFSI_FR_Description.pdf

http://www.interreg-gr.eu/wp-content/uploads/2019/03/APPS_FR_Description.pdf 

http://www.interreg-gr.eu/wp-content/uploads/2019/06/INTERRED_FR_Description-1.pdf

http://www.interreg-gr.eu/wp-content/uploads/2019/03/SENIORACTIV_FR_Description.pdf

http://www.interreg-gr.eu/wp-content/uploads/2020/07/FR-COSAN-description.pdf

http://www.interreg-gr.eu/wp-content/uploads/2021/02/GeKo-SaarMoselle-resume-FR.pdf

http://www.interreg-gr.eu/wp-content/uploads/2019/03/IMPROVE-STEM_FR_Description.pdf

 

Le descriptif succinct du projet EP/PT Equipe transfrontalière de protonthérapie

Ce projet est porté par l’Université de Lorraine (CHRU de Nancy) en partenariat avec l’Institut de Cancérologie de Lorraine, l’Université de Liège (Belgique), l’Université de la Sarre (Allemagne), le Centre de radiothérapie du Luxembourg, et avec l’appui de l’expertise de l’Université de Louvain.

Avec la chirurgie et la chimiothérapie, la radiothérapie est un des traitements majeurs des cancers.

Les techniques de radiothérapie évoluent rapidement et de nouvelles technologies d’irradiation sont en cours de développement.

La protonthérapie est une technique de radiothérapie qui s’appuie sur les caractéristiques physiques des protons, différentes de celles de photons (rayonnement classique en radiothérapie), pour améliorer les résultats de l’irradiation.

La recherche clinique et radiobiologique autour des protons est limitée à cause du petit nombre de centres qui possèdent l’équipement nécessaire.

Les cliniciens et chercheurs des établissements partenaires ont donc décidé de se structurer afin de mettre en place une équipe spécialisée en protonthérapie et une forte coopération transfrontalière clinique et scientifique au sein de la Grande Région autour de la protonthérapie et permettre ainsi :

  • la création d’un réseau d’excellence : recherche, indications thérapeutiques, formation des professionnels, développement d’un projet de centre grand-régional ;
  • le renforcement de l’attractivité des services de radiothérapie en Grande Région :
  • l’accès des patients des territoires concernés à la protonthérapie.

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Tourisme d’après – Plateformes numériques : Un levier pour un tourisme local dans la Grande Région ?

11 juin 2021 – Webinaire

Au moment où la pandémie recule et que des mesures de déconfinement sont mises en œuvre dans les différents versants de la Grande Région, la chaire THOR a souhaité, réunir des juristes et gestionnaires – économistes interrogés sur les nouvelles formes du tourisme digital en inscrivant l’organisation sur un territoire symbolique de la dimension transfrontalière,

Cette table ronde a été l’occasion de comprendre l’impact du numérique sur le tourisme : quelle est la place de certains acteurs du numérique tel que Airbnb ou le géant Booking dans les réservations en ligne ? Quelles problématiques juridiques liées à la relation entre ces intermédiaires et les acteurs du tourisme ? Quels problèmes de revenus perçus par les particuliers sur ces plateformes ?

A travers des témoignages de professionnels et particuliers, de l’expertise juridique et économique, les intervenants de ce webinaire ont présenté quelques pistes de réflexion afin d’alimenter un débat entre les participants.

Jean Salque revient sur les éléments essentiels de ce webinaire organisé par la chaire THORE (Tourisme Hôtellerie Restauration en Europe) de l’Université de Lorraine et par l’IUT de Longwy.

  Le programme

  • Animatrice de la table ronde : Hélène YILDIZ (Maître de conférences, IUT de Longwy, Université de Lorraine)
  • Diagnostic du territoire transfrontalier en matière d’offres d’hébergements touristiques, Hélène YILDIZ (Maître de conférences, IUT de Longwy, Université de Lorraine), Sara TAHALI (Doctorante spécialisée dans le tourisme Université de Lorraine) et Corentin BALVA (Stagiaire master recherche, Université de Lorraine, IUT de Longwy)
  • Airbnb et ses projections dans l’espace transfrontalier et la Région Grand-Est, Philippe KORNMANN, (Enseignant/chercheur, Université de Lorraine)
  • Analyse des enjeux des contrats et de la concurrence posés par les plateformes de réservation en ligne, Me Axelle ZENATI (Avocate au bureau parisien du cabinet franco-allemand GGV).
  • Le cadre juridique actuel en France, Allemagne et Europe de Airbnb afin de dégager les conséquences juridiques de ces locations pour les particuliers, étude de Florence RENARD(Enseignant/chercheur au Centre Juridique franco-Allemand de l’Université de la Sarre) accompagnée de jeunes chercheurs.
  • Conclusion : Evolution future des plateformes numériques dans le secteur du tourisme, Sara TAHALI.

 

Pour aller plus loin

Le lien vers le replay du webinaire : videos.univ-lorraine.fr/video.php?id=15107&width=960&height=720&autostart=true

L’article du site Digital Corner sur l’impact du digital et de l’innovation sur le secteur du tourisme : L’impact du digital et de l’innovation sur le secteur du tourisme Digital Corner 2017

La synthèse du rapport d’information sénatorial de juin 2018 : Rapport d’information sénatorial Aibnb Booking.. pour une régulation efficace juin 2018 Synthèse

L’infographie de l’ADEME sur les externalités touristiques : Evaluation_externalites_touristiques ADEME

L’article de la plateforme d’information économique suisse «la vie économique » : « Les plateformes d’évaluation ont le pouvoir » la Vie économique CH 22 02 2018

L’article du Républicain Lorrain : Metz La vague Airbnb ne deferle pas ( encore) sur la Ville RL 11 06 2019

 

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Conférence franco allemande

Les stratégies hydrogène de la France et de l’Allemagne représentent des investissements de plusieurs milliards € pour la construction d’une filière hydrogène verte complète, de la production aux usages, destinée notamment à la mobilité qui représente près de 30 % des émissions de gaz à effet de serre.

La conférence franco-allemande du 10 juin visait à apporter un éclairage sur l’hydrogène comme nouvelle solution en matière de transition énergétique. Ont été évoqués avec les experts de France et d’Allemagne les différents usages dans le secteur de la mobilité, les projets territoriaux locaux, la coopération transfrontalière et franco-allemande ainsi que la stratégie nationale de la France et de l’Allemagne en matière d’hydrogène.

Cette la troisième édition des conférences franco-allemandes sur le thème des nouvelles mobilités organisée sous forme virtuelle par l ‘agence Inspire Metz, en partenariat avec le WTC Metz-Saarbrücken et BEHR Consulting .  Les nombreux participants qui ont suivi cette e-conférence étaient originaires de l’ensemble des versants de la Grande Région. La modération était assurée par Danièle Behr, Dirigeante BEHR Consulting.

Jean Salque revient sur le déroulement de cette initiative

Intervenants

  • Introduction par Cédric GOUTH Président de l’agence Inspire Metz et Vice-Président Développement Economique à Metz Métropole
  • L’hydrogène, c’est quoi et quels sont ses usages par Jacques HAENN, Délégué Régional Grand-Est de France Hydrogène / Pôle Véhicule du Futur
  • Les véhicules utilitaires hydrogène du groupe Stellantis par Dr. Lars Peter THIESEN, Manager hydrogène Europe
  • Présentation de la stratégie hydrogène dans les transports publics à Metz Métropole par Béatrice AGAMENNONE, Vice- Présidente Mobilités et Transports à Metz Métropole
  • Les solutions du groupe John Cockerill pour la production d’hydrogène et la mobilité par Raphaël TILOT, Vice-Président Exécutif pour les énergies renouvelables – Groupe John COCKERILL
  • Comparaison des stratégies hydrogène française et allemande et projets franco-allemands par Lena MÜLLER-LOHSE, OFATE – Office Franco-Allemand de la Transition Energétique
  • La Sarre, une région modèle hydrogène par Nicolas Sacca coordonnateur Protection Climat représentant Jürgen BARKE, Secrétaire d’Etat à l’Economie du Land de Sarre
  • Conclusion par Cédric GOUTH  Président de l’agence Inspire Metz

Les slides projetés par les intervenants : Slides – Conference Mobili té Hydrogène 10.06.2021

Repère : l’hydrogène propre

 

Pour aller plus loin

Le plan français de déploiement de l’hydrogène pour la transition énergétique : 

2018.06.01 Le plan français de déploiement de l’hydrogène pour la transition énergétique

 

La stratégie hydrogène de la Région Grand Est :  Stratégie Hydrogène Région Grand Est

 

L’article du Pôle franco-allemand : La France et l’Allemagne misent sur la stratégie hydrogène décembre 2020

 

L’article de Correspondances sur le projet franco-allemand MosaHYc :

Marion Lacombe, responsable du projet M osaHYc«L’hydrogène trouve un terrain d’experimentation fertile dans la Grande Région » Correspondances 06-03-2020

 

Le site du club hydrogène Grand Est

https://www.vehiculedufutur.com/fr/thematiques/hydrogene-pile-a-combustible/club-hydrogene-dynamhyse-grand-est.html

Le site de GRTGaz – page sur le projet MosaHYcUne

https://www.grtgaz.com/medias/communiques-de-presse/hydrogene-lancement-mosahyc

 

Le site de John Cockerill consacré à l’Hydrogène

https://h2.johncockerill.com/fr/

 

Le site de Stellantis

https://www.stellantis.com/fr

 

Une comparaison France Allemagne du point de vue du bilan énergétique

https://allemagne-energies.com/bilans-energetiques/

 

Le site de l’Office Franco-Allemand de la Transition Energétique

https://energie-fr-de.eu/fr/accueil.html

 

Le site de Dillinger –  page sur un projet sarrois transfrontalier

https://www.dillinger.de/d/fr/actualites/communiques-press/un-projet-transfrontalier-de-technologie-hydrogene-en-sarre-aspire-a-des-aides-piiec-97093.shtml

 

La stratégie hydrogène de l’Eurométropole de Metz

https://centraledesmarches.com/marches-publics/Metz-METZ-METROPOLE-Schema-de-deploiement-d-une-filiere-hydrogene-sur-le-territoire-de-Metz-Metropole-et-definition-d-une-strategie-de-conversion-de-la-flotte-lourde-de-Metz-Metropole/5913948

 

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L’eau dans les système biologiques – les causes de notre intranquillité

Professeur Gille Bœuf

7er juin 2020 – Visioconférence

Le secrétaire général de l’IGR, Jean Salque, a participé à cette visioconférence organisée par la commission IREN (Innovation Recherche & ENvironnement) du réseau Entreprendre en Lorraine Nord la veille de la journée mondiale des océans et qui a rassemblé près de 80 personnes.

            La modération était assurée par Anne Ribayrol – Flesch, responsable du pôle environnement et milieux aquatiques (PEMA)  du groupe Pingat,  présidente du Pôle Hydreos et par ailleurs ancienne présidente d’Entreprendre en Lorraine Nord.

L’intervenant : le professeur Gilles Bœuf

Problématique

 

             Aujourd’hui, l’eau, essentiellement représentée par les océans, couvre plus de 70 % de la surface de la planète et offre plus de 90 % du volume disponible pour le vivant. Mais cette eau est salée et possède des spécificités strictes et constantes. Un peu moins de 300 000 espèces vivantes ont été décrites du milieu marin ce qui représente environ 13 % du total reconnu de la diversité spécifique de la Terre. L’eau est indispensable pour la Vie et la Vie est apparue dans l’océan ancestral, il y a un peu moins de 4 milliards d’années. Des événements déterminants s’y sont déroulés, de l’apparition du noyau de la cellule à la capture de micro-organismes devenus par symbiose les organites et à la pluricellularité (métazoaires). Plus tard, la sexualité s’y développera aussi, extraordinaire machine à générer de la diversité.
Le second évènement dans le même sens sera la sortie des océans, vers 400 millions d’années pour la vie organisée. Les différences entre vie dans l’eau et dans l’air sont fondamentales pour des raisons physiques comme la densité et la viscosité des fluides, la capacité thermique, le contenu en oxygène… et la présence d’eau à l’extérieur ou non.

L’eau est le solvant biologique universel et le contenu en eau des organismes vivants varie entre 4 % pour les formes de résistance à plus de 98 % pour certains groupes aquatiques. Confrontés aux lois physiques de l’osmose, les êtres vivants ont développé deux stratégies au cours de l’Évolution quant à la régulation des échanges d’eau et de sels : la régulation isosmotique intracellulaire (*), des premières formes de vie aux crustacés et la régulation anisosmotique extracellulaire (*), des crustacés aux mammifères et oiseaux. La composition du milieu intérieur des organismes marins est très proche de celle de l’eau de mer jusqu’à certains groupes de crustacés qui ont développé, il y a 500 millions d’années, une capacité pour la première fois à maintenir une homéostasie osmotique, ceci aussi pour la majorité des vertébrés.
Si la vie sort de l’eau par hasard, ce n’est pas par hasard que seulement certains groupes y parviennent. Les échanges d’eau et d’électrolytes, d’une part entre les milieux intra- et extra-cellulaires, d’autre part entre les fluides internes et le monde extérieur, sont la résultante de l’osmose et d’énergétiquement coûteux mécanismes du vivant. Un humain a besoin de 75 m3 d’eau au cours de sa vie pour satisfaire sa physiologie, son organisme variant en contenu en eau entre 60 et plus de 70 %, ceci dépendant de l’âge et du sexe.

Aujourd’hui, si globalement les ressources en eau ne sont pas menacées (et encore ?), l’eau buvable et utilisable devient de plus en plus rare et l’humanité doit urgemment prendre des mesures pour sa survie.

 

* L’osmorégulation est l’ensemble des processus  qui interviennent dans la régulation de la concentration en sels dissous dans les fluides internes de cet être vivant.

 

La régulation isosmotique ne s’observe que pour des animaux marins : l’organisme ne tend ni à s’hydrater, ni à se déshydrater

 

La régulation anisosmotique concerne les autres êtres vivants, avec deux situations :

·      l’animal tend à se déshydrater et à être envahi par le sel qui diffuse à travers les surfaces externes. Il doit compenser ces mouvements en absorbant du liquide externe et en excrétant activement l’excès de sel ;

·      au contraire, si le milieu est le plus concentré, l’animal tend à s’hydrater et à perdre du sel passivement ; il compense en excrétant l’excédent d’eau et en absorbant activement des ions à partir du milieu environnant

 

Pour aller plus loin

Le support de la conférence du professeur  Gilles Bœuf 

L’eau dans les sytèmes biologiques_presentation_gilles_boeuf

Conférence du professeur Giles Bœuf « Coévolution, biodiversité et humanité : une résilience possible ? »  février 2020  https://www.youtube.com/watch?v=vIKp7Qh6K2s

 

 

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Matériaux et métaux dans une économie circulaire : une opportunité pour la Grande Région

UniGR

Centre d’expertise pluridisciplinaire pour l’économie circulaire des matériaux et des métaux-CIRKLA 

 1er juin 2020 – manifestation en ligne

Le secrétaire général de l’IGR, Jean Salque, a participé à cette première manifestation virtuelle du CIRKLA (deuxième centre de ressource pluridisciplinaire initié par l’UniGR, après le Cross Border Studies CBS) qui a rassemblé plus de 100 personnes. La matinée était ouverte au grand public.

Problématique

Le Green Deal européen identifie le développement d’une économie plus circulaire comme l’un des défis majeurs de notre temps.

Ce défi ne pourra être relevé que moyennant des actions fortes dans le domaine de l’innovation et un redéploiement de chaînes de valeurs complètes sur le territoire européen, ce qui réduira par ailleurs la dépendance stratégique vis-à-vis d’autres régions du globe. L’Université de la Grande Région (UniGR), alliance de sept établissements d’enseignement supérieur, possède une longue tradition des échanges transfrontaliers à des fins de formation et de progrès scientifiques.

En 2020, le groupement universitaire a lancé l’initiative UniGR-CIRKLA dans le domaine des « matériaux et métaux dans une économie circulaire », afin de renforcer la coopération transfrontalière pour l’innovation.

Ce centre d’expertise veut développer un portefeuille complet de projets dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation. Les projets se caractériseront par une approche pluridisciplinaire, intersectorielle et transfrontalière.

Retour sur le programme de la journée

10.00 – 10.15 : Accueil 

  • Manfred Schmitt – Président de l’Université de la Grande Région / Präsident der UniGR
  • Eric Pirard – Présentation de l’initiative UniGR-CIRKLA / Vorstellung der Initiative UniGR-CIRKLA

10.20-11.20 : Table ronde 1 : Les stratégies régionales de déploiement de l’économie circulaire 

Animateur : PROF. Eric Tschirhart, Université du Luxembourg

Intervenant.e.s :

  • Paul Schosseler, Ministère de l’Énergie et de l’Aménagement du territoire du Grand-Duché du Luxembourg
  • Vincent Lepage, SPW Economie, Emploi, Recherche – Wallonie
  • Eloise Hannequin, Région Grand Est
  • Rebecca Ilsen, Ministerium für Umwelt, Energie, Ernährung und Forsten Rheinland-Pfalz

L’objectif principal de cette table ronde atelier était de réunir les acteurs responsables de la mise en œuvre des plans stratégiques d’économie circulaire en Grande Région. En considérant les seuls cas des matériaux technologiques (métaux, matériaux de construction, etc.), cette table ronde analysera les synergies possibles entre les régions. Etant entendu que l’espace d’une seule région est souvent trop restreint pour développer une politique réellement efficace, la nécessité de faciliter les flux de matières par-delà les frontières régionales et d’harmoniser les définitions ou les mesures incitatives seront abordées. En conclusion, cette table ronde devrait aider à positionner la Grande Région parmi les régions pionnières de l’Economie Circulaire dans l’espace économique européen.

11.30-12.30 : Table ronde 2 : Les communautés de l’innovation : Piliers d’une économie circulaire 

Animateur : PROF. KARL TOMBRE, Université de Lorraine

Intervenant.e.s :

  • DIDIER ZIMMERMANN, EIT Raw Materials
  • JACQUES PELLERIN, Reverse Metallurgy
  • GAEL FICK, IRTM2P
  • DR. SUSANNE HARTARD, Ecoliance

Comme souligné par le Plan Européen d’Economie Circulaire ou encore la Raw Materials Initiative, l’innovation technologique et non-technologique est indispensable pour atteindre des objectifs concrets de réutilisation, réparation et recyclage des produits en fin de vie. Cette table ronde permettra à différentes structures associant entreprises, centres de recherches et universités de démontrer comment elles stimulent le processus d’innovation en développant des portefeuilles de projets avec un fort ancrage territorial. L’économie circulaire a pour corollaire une nécessaire ré-industrialisation et la recréation d’un tissu économique permettant d’assurer le cycle de production complet sur un territoire relativement restreint. Ce n’est qu’à ces conditions que nos régions pourront conserver une résilience forte vis-à-vis des enjeux internationaux sur les matières premières et la transition énergétique.

L’après-midi a été réservée aux échanges en interne entre les chercheur.e.s des universités partenaires de l’UniGR sous forme d’ateliers scientifiques

Quelques repères

CIRKLA

Une identité forte

Forte d’une tradition industrielle considérable dans le domaine de la sidérurgie et des matériaux nouveaux, la Grande Région est un remarquable écosystème d’acteurs de la recherche, de la formation et de l’innovation. Les universités associées au sein de l’Université de la Grande Région (UniGR) sont positionnées dans les plus importants réseaux européens et internationaux (EITRawMaterials, World Materials Forum,…). Ensemble, avec leurs partenaires en recherche et d’innovation, elles constituent un centre d’expertise de tout premier plan.

Un défi à la mesure de la Grande Région

Le Green Deal identifie le développement d’une économie plus circulaire comme l’un des défis majeurs de notre temps. Ce défi ne pourra être relevé que moyennant des actions fortes dans le domaine de l’innovation et un redéploiement de chaînes de valeurs complètes sur le territoire européen, ce qui réduira par ailleurs la dépendance stratégique vis-à-vis d’autres régions du globe.

Une approche qui transcende les frontières

L’initiative CIRKLA veut développer un portefeuille complet de projets dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation. Les projets se caractériseront par une approche pluridisciplinaire, intersectorielle et transfrontalière. En effet, l’économie circulaire ne peut être abordée sous le seul angle de l’innovation technologique. Elle doit nécessairement s’accompagner d’une réflexion impliquant les sciences humaines. De même, les solutions développées dans les laboratoires doivent s’accompagner d’un renouveau des programmes de formation et d’une vraie capacité à réindustrialiser le tissu régional. Enfin, l’échelle de la Grande Région est probablement la plus pertinente pour collecter des flux suffisants d’intérêts pour développer des synergies par-delà les frontières.

Des thématiques clairement identifiées

Les domaines de recherche et d’innovation identifiés comme prioritaires sont :

Processing & Recycling : le développement de procédés innovants pour la récupération des métaux et la revalorisation des matériaux.

Materials & Product Design : la conception des matériaux et des produits dans la perspective d’une réparabilité et d’une recyclabilité largement améliorée.

Buildings as Materials Banks : la construction modulaire et durable des infrastructures en vue d’assurer la réutilisation des espaces et des matériaux.

Ces domaines d’innovation sont complétés par des approches transversales qui sont :

Resources & Environment : la sécurisation de l’approvisionnement en ressources stratégiques et l’évaluation de l’impact environnemental sur l’ensemble du cycle de vie.

Circular Business Models : le développement de nouveaux modèles adaptés à la mise en œuvre d’une économie plus circulaire, partagée et inclusive.

Consumer Behaviour & Social Acceptance : le développement d’une consommation plus sobre et responsable ainsi qu’une sensibilisation aux questions des ressources et de leur recyclage.

EIT ( European Institut of Innovation & Technology) Raw Matérials

 

La sécurisation des approvisionnements en matières premières et l’usage raisonné des matériaux dans l’industrie automobile et aéronautique, la mobilité électrique, les énergies nouvelles et l’électronique éco-conçue sont au cœur des activités de l’EIT Raw Materials, un cluster européen d’accompagnement de l’innovation qui a posé l’une de ses antennes à Metz et ouvert cinq autres centres entre la Finlande à l’Italie.

C’est l’une des filiales de l’écosystème KIC/EIT, une initiative européenne de soutien à l’innovation déclinée dans l’énergie (KIC InnoEnergy), la santé (EIT Health), la transition numérique (EIT Digital), le climat (Climate KIC) et, bientôt, l’alimentation (EIT Food). Les bureaux de Metz sont l’une des six filiales (ou centres de co-location) du siège berlinois EIT Raw Materials GmbH, dont l’actionnaire unique est l’association éponyme (EIT Raw Materials EV).

Cet instrument financé par la Commission européenne a vocation à rapprocher du marché la R&D appliquée. Pour cela, elle réunit des partenaires industriels, des instituts de recherche et des établissements de formation du secondaire autour de projets innovants. De la création de cursus spécialisés (masters) adaptés aux besoins des entreprises à la commercialisation de solutions innovantes, l’EIT Raw Materials finance tous les stades finaux de l’innovation.

 

Reverse Metallurgy

 

« Reverse metallurgy » est un consortium fédérant industriels, université et centres de recherche autour d’une plateforme d’échanges et de collaborations, une plateforme qui devra être créatrice de valeur ajoutée et d’emplois et être reconnue au niveau international.

Il a différents objectifs :

·      la création d’un Centre d’Excellence scientifique, technique et technologique (Crésus) qui regroupe les compétences, expertises et équipements de laboratoire des partenaires ;

·      l’identification et le développement de filières complètes de revalorisation des métaux (production, tri, transformation, débouchés finaux) afin de maîtriser l’ensemble du cycle ;

·      la maîtrise des technologies et des processus clés du recyclage des métaux afin de, à terme, développer des activités associées (fabrication d’équipements, maintenance…) ;

·      la création et le développement de spin-offs et start-up.

  Pour aller plus loin

 Site de l’UNIGR CBS CIRKLA http://www.uni-gr.eu/fr/CIRKLA

Le dossier « stratégie d’économie circulaire » du Grand Duché de Luxembourg : https://gouvernement.lu/dam-assets/documents/actualites/2021/02-fevrier/08-strategie-economie-circulaire/20210208-Strategie-economie-circulaire-Luxembourg.pdf

Le site officiel de l’économie circulaire en Wallonie :   https://economiecirculaire.wallonie.be/

Les orientations stratégiques de la Région Grand Est en matière d’économie circulaire

https://www.grandest.fr/wp-content/uploads/2021/04/acceleration-economie-circulaire-a4-210531-vf-bd.pdf

Les orientations stratégiques du Land de Rhénanie Palatinat en matière d’économie circulaire

https://lfu.rlp.de/de/unser-amt-service/das-landesamt-aktiv-unsere-jahresberichte/dem-klimawandel-auf-der-spur/kreislaufwirtschaft-und-klimawandel/

Le site de l’EIT Rawmaterials

            Présentation générale : https://eitrawmaterials.eu/

Le site de Reverse Metallurgy en Wallonie :  http://www.reversemetallurgy.be/fr/presentation.html

Le site de IRTM2P (Institut de recherche Technologique Matériaux, Métallurgie & Procédés) :   https://www.irt-m2p.fr/fr/presentation

Le site du réseau de technologie environnementale Ecoliance Rheinland-Pfalz (en allemand et anglais)  https://ecoliance.de/de/

 

 

 

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7e Forum Grande Région UNI GR Center for Border Studies « Ecrire et représenter la frontière»

20-21 mai 2021 – Webinaire

 

Comment percevons-nous aujourd’hui nos frontières ?  L’Université de la Grande Région travaille sur ce sujet depuis plusieurs mois dans le cadre d’un programme européen baptisé « Border Sudies ».

C’est dans ce cadre que s’est tenu un séminaire en ligne, ouvert au public  le 20 mai 2021 organisé par l’Université de Lorraine sous la direction scientifique de Carole-Bisenius-Penin (CREM) et Grégory Hamez (LOTERR).  Christian Wille (Université de Luxembourg) en assurait la modération.

Jean Salque le secrétaire général de l’IGR a participé à la première journée ouverte au public. Il revient sur le travail mené.

Problématique du séminaire

Au-delà des approches et des définitions différentes des frontières, de nombreux scientifiques soulignent que les frontières sont avant tout des représentations. Ce sont certes des représentations d’ordre géopolitique, porteuses de visions du monde essentiellement différentes (Foucher, 2012 et 2016). Mais ce sont aussi des représentations sociétales. La frontière est un construit social – comme l’écrivait Georg Simmel, « la frontière n’est pas un fait spatial avec des conséquences sociologiques, mais un fait sociologique qui prend une forme spatiale » (Simmel, 1908). Parmi les représentations sociétales de la frontière, celles qu’offre la littérature constituent un matériau d’analyse d’une grande richesse, qui reflète et contribue à créer de nouvelles images des frontières.

L’objectif du séminaire est de sonder les moyens d’écrire et de représenter la frontière. En quoi la création littéraire constitue-elle un moyen d’accès à l’idéalité des lieux, à l’imaginaire du territoire, au paradigme frontalier ? Peut-on dire comme l’affirme Bertrand Westphal que « la fiction ne reproduit pas le réel, mais elle actualise des virtualités inexprimées jusque-là, qui ensuite interagissent avec le réel » ? Avec le développement récent des « littératures de terrain» (Laurent Demanze, Dominique Viart, 2019) ­— qui sur le modèle des sciences humaines et sociales, offrent des formes textuelles singulières en prise directe avec la société, l’enquête et le parcours d’un territoire —, la littérature contemporaine offre une possibilité de mise à l’épreuve et de questionnement des dispositifs frontaliers à travers lesquels nous représentons le monde. Comment la littérature parle de ces objets sociétaux et révèle un discours autre que celui du géographe sur ses terrains traditionnels ?

Retour sur le programme du séminaire

Le 20 mai

Quelques repères

            Définitions de la frontières

Michel Foucher : « Les frontières sont des structures spatiales élémentaires, de forme linéaire, à fonction de discontinuité géopolitique et de marquage, de repère, sur les trois registres :

  • Du réel (limite spatiale de l’exercice d’une souveraineté),
  • Du symbolique (identité, appartenance à une communauté politique inscrite dans un territoire).
  • De l’imaginaire (le rapport à l’autre, voisin, ami ou ennemi, donc la relation à soi-même, à sa propre histoire, à ses mythes fondateurs).

Christine Arbarret : la frontière est une construction territoriale qui met de la distance dans la proximité : « Les frontières sont du temps inscrit dans l’espace ; elles restent des buttes-témoins du passé ou des fronts vifs, selon les conjonctures locales, toujours des lieux de mémoire et parfois de ressentiment. » Les frontières sont du temps inscrit dans l’espace ou, mieux, des temps inscrits dans des espaces.

Géographie et littérature

La géographie est à la fois cette discipline qui observe les phénomènes par lesquels l’homme modifie son espace et cette science humaine qui invente cet espace à travers les concepts dont elle use pour le décrire.

Les littératures donnent une visibilité particulière à certains d’entre eux, et en tant que telles elles deviennent partie intégrante de la géographie, mais elles sont aussi la médiation par laquelle le regard du lecteur se tourne du texte vers les espaces qui leur ont donné naissance.

 » Alors que pendant longtemps, la littérature n’avait qu’une valeur documentaire pour les géographes en tant que reflet mimétique d’une réalité géographique préexistante, on assiste à un virage conceptuel avec l’arrivée d’une génération de géographes (Marc Brosseau, Bertrand Lévy, Mario Bédard, Michel Lussault, Joanne P. Sharp) qui ne considèrent plus « le texte littéraire comme simple témoin d’un habiter particulier mais comme un acteur et même un enjeu d’un mode d’habiter ». Marc Brosseau établit clairement une distinction entre une « géographie littéraire » en tant qu’outil d’analyse interne centré sur l’interprétation des représentations des lieux et paysages dans la littérature et une « géographie de la littérature » cherchant à examiner le rôle de la spatialité au sein du processus créatif.  » Carole Bisenius-Penin et Grégory Hamez.

            La notion d’imaginaire géographique dans la littérature

« L’imaginaire désigne tout ce qui dans une conscience ne relève ni de la perception réaliste de ce qui est, ni de la conception intellectuelle opérant sous le contrôle du jugement et du raisonnement » (Wunenburger, 2003)

Il s’agit de la conception et de la représentation de l’espace dans les œuvres littéraires, autrement dit  le processus de recréation du monde par l’intermédiaire d’images, de symboles, de signes, de formes, de représentations.

Les lieux ainsi décrits ne doivent pas être réduits uniquement à leur dimension physique mais doivent être envisagés aussi et surtout sous l’angle de leur dimension sensible, existentielle.

            Exemples de représentations graphiques des frontières

Tanguy Pennec, 2015, « Etudier les frontières pour comprendre le monde : analyse cartographique », Fiche pédagogique accompagnant l’exposition temporaire Frontières (10 novembre 2015 – 29 mai 2016)

 

Vers un modèle multi scalaire des territoires frontaliers intérieurs à l’Union européenne Gregory Hamez – Belgeo n°1/2013

            Qu’est ce espace frontalier  terraqué  ?

            Terraqué  = Composé de terre et d’eau

C’est un espace frontalier caractérisé par l’intersection complexe, souvent mouvante (marées, courants) de la terre et formant une interface géographique singulière, un « entre-deux ».

Les détroits de Malacca, de l’Øresund, du Pas de Calais, de Bab el Mandeb, du Bosphore, de Bering, de Gibraltar,… mais aussi dans une certaine mesure les passages maritimes et les canaux, comme Panama et Suez, constituent des zones de fracture qui jouent un rôle fondamental dans l’organisation de relations politiques et économiques à l’échelle mondiale

Typologie des espaces terraqués

Typologie des formes « d’entre-deux »

Nora Mareï et Nacima Baron Yellès, « Penser le détroit de Gibraltar pour figurer l’entre-deux » – Belgeo n°1/2013.

Grille d’analyse d’identification du détroit du Pas de Calais

Renard Jean-Pierre. Le détroit du Pas-de-Calais : un espace frontalier terraqué ?

In: Bulletin de l’Association de géographes français, 80e année, 2003-2 ( juin). Frontières. Géomatique. pp. 113-125

 

Pour aller plus loin

Site de l’UNIGR CBS   http://cbs.uni-gr.eu/fr/activites/mobilite/seminaires-unigr-cbs-border-studies/ecrire-et-representer-la-frontiere-2021

 

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Visioconférence « Les jeunes en territoires transfrontaliers : entre insertion et emploi »

Jeudi 22 avril 2021 – 16h00 18h00  

Un événement co-organisé par

 

Plusieurs membres de l’IGR ont participé à cette visioconférence suivie par plus de 100 personnes.

Problématiques et objectifs

En Europe, les régions frontalières occupent 40 % de l’espace géographique et regroupent un tiers des citoyennes et citoyens européen-ne-s. Parmi celles-ci et ceux-ci se trouve une population jeune de plus en plus importante et en devenir.

En France, les dernières études de l’INSEE indiquent en effet une croissance du nombre d’habitants dans les territoires frontaliers du pays. C’est clairement la situation de la région Grand Est, frontalière avec la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne et la Suisse. Aux abords des frontières, ces populations vivent au quotidien l’Europe avec ses avancées mais aussi ses limites.

Les flux de mobilité transfrontalière pour des raisons de consommation, de travail, de formation, de culture et de loisirs ont connu un essor important ces dernières décennies. Au sein de ces territoires, ils sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à occuper un emploi de l’autre côté des frontières ou bien sont en formation ou tout simplement en recherche d’emploi.

Parmi ces actifs transfrontaliers, nous trouvons beaucoup de jeunes… Les questions sont nombreuses :

  • Comment ces jeunes se projettent-ils dans leur territoire ?
  • Quelles sont les difficultés qu’ils rencontrent pour rechercher un travail ?
  • Ou bien rechercher une formation de l’autre côté des frontières ?
  • Mais aussi quelles sont les nouvelles attentes des entreprises à l’égard de ce jeune public ?

Cette visioconférence ne pouvait pas aborder tous ces sujets mais souhaitait éclairer quelques-unes des questions de l’engagement des jeunes dans leurs territoires transfrontaliers à partir de la situation des jeunes occupés au Luxembourg, principal pays de destination des travailleurs frontaliers.

« Le but est de traiter d’un sujet d’actualité dans un contexte où l’insertion sur le marché du travail transfrontalier reste sélective parmi les jeunes. Elle dépend certes du niveau d’études, mais pas seulement. Cette conférence vise à consulter les professionnels du marché du travail sur les bonnes pratiques pour réussir une bonne insertion dans l’emploi. Elle est adressée aux jeunes qui se posent des questions sur leur devenir. On a peu d’informations sur cette question. Des études nous montrent cependant que les taux d’insertion dans l’emploi des jeunes diplômés du Pays-Haut (à bac + 2 et + 3) sont plutôt bons comparativement à d’autres territoires en France, comme le montrent les enquêtes Cereq Generation des IUT. On sait pourquoi : travail frontalier, présence du Luxembourg avec une économie dynamique, consommatrice de compétences et en recherche de jeunes talents, etc. On a aussi des jeunes qui réussissent à s’insérer dans l’emploi au sein de leur territoire (côté Lorraine). On a des bons exemples de réussite à qui on veut aussi donner la parole. »

Rachid Belkacem, Républicain Lorrain Edition Meurthe et Moselle Nord, 11 avril 2021

Programme

Animateurs :
Line Parent-Balteau (Directrice de la MEIJE)
Rachid Belkacem (Enseignant-chercheur, IUT de Longwy, UniGR-Center for Border Studies)

16H – ALLOCUTIONS DE BIENVENUE

  • Gérard Vautrin Vice-Président de la MEIJE au nom de Chantal Carraro, Présidente
  • Harouna Souley Ali, Directeur de l’IUT de Longwy

16H10 – TÉMOIGNAGES DE JEUNES

  • Nicolas, 26 ans– Responsable études et méthodes électriques, société Andrin France – DUT GEII et LP TTAM
  • Camélia, 26 ans– Fiscaliste, Ministère des Finances, Luxembourg – DUT GEA et diplôme expertise-comptable
  • Mark, 26 ans– Responsable énergie et environnement Karp Kneip, Grande Région – DUT GTE et diplôme d’ingénieur

16H30 – TABLE RONDE

  • Les jeunes dans les flux de travailleurs frontaliers au Luxembourg : évolution et caractéristiques socioprofessionnelles– Isabelle Pigeron-Piroth (Université du Luxembourg – UniGR-Center for Border Studies)
  • Les pratiques de recrutements des jeunes– Emmanuel Gabriel (Manager RH, PwC)
  • Quelles sont les attentes des entreprises à l’égard des jeunes actifs ?– Eric Onyszczuk (Branch Manager Randstad Group Luxembourg)
  • Les dispositifs transfrontaliers qui accompagnent la mobilité des jeunes en territoires transfrontaliers– Nicolas Brizard (Coordinateur Eures Grande Région, Pôle emploi)

17H30 – DÉBAT

  • Animation par Line Parent-Balteau 

 

Visionner la conférence : http://videos.univ-lorraine.fr/video.php?id=14858&width=960&height=720&autostart=true

           

 

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