Entre visions et reflets Quo Vadis Grande Région

Guerre des talents : de quelles ressources la Grande Région a-t-elle besoin ?

KPMG 39 avenue Kennedy Luxembourg

12 février 2019

Organisation partenariale : IGR, Chambre de Commerce du Grand-Duché de Luxembourg,  KPMG Luxembourg, en étroite collaboration avec la Fondation IDEA asbl et la SOLEP asbl

Problématique

Si la Grande Région est un espace hétérogène sur le plan socio-économique, force est de constater que la problématique des difficultés de recrutement transcendent ses frontières internes, avec une acuité croissante. Reprise et/ou expansion économique, digitalisation, « montée en gamme » de certains secteurs, déclin démographique, inadéquation entre les compétences recherchées et les qualifications des actifs, (im)mobilité géographique, manque d’attractivité de certains métiers, exigences d’une meilleure qualité de vie au travail / d’un équilibre vie privée/vie professionnelle raisonnable … les raisons pouvant expliquer les tensions sur l’offre de travail sont nombreuses et les entreprises comme les pouvoirs publics concernés doivent s’y adapter.

 Cette conférence a été l’occasion de faire le point sur les évolutions des difficultés sur le(s) marché(s) du travail de la Grande Région à travers  de brèves présentations des réalités et des pratiques suivies d’une discussion ouverte entre des représentants des entreprises et des institutions des quatre pays. Elle a permis de mieux cerner les contours de cette « guerre des talents », d’identifier les principaux secteurs concernés et les compétences qui font défaut selon les secteurs et les régions et de mettre en avant des solutions qui pourraient bénéficier à notre espace transfrontalier.

Déroulé

14h30 – 15h00 Accueil des invités
15h00 Mots de bienvenue

Représentant de KPMG Luxembourg

M. Tom Oswald, Premier Conseiller de gouvernement, coordinateur générale de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire au Ministère du Travail du Luxembourg

15h20 Début du panel de discussion
  M. Hervé Bauduin, Président UIMM Lorraine, Président des Usines Claas France, Président du CFAI Lorraine

Dr Nico Binsfeld, Coordinateur Digital Skills Bridge, Administration de l’Emploi, Luxembourg

Dr Jan Glockauer, Directeur général de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Trèves

Mme Géraldine Hassler, Directrice des Ressources Humaines, KPMG Luxembourg

M. Nicolas Hurlin, Fondateur de « The Recruiter », Luxembourg

Dr Jeanne Ruffing, Coordinatrice de l’observatoire interrégional du marché de l’emploi de la Grande Région

16h20 Échanges avec le public
17h00 Mots de clôture

M. Roger Cayzelle, Président de l’Institut de la Grande Région

M. Jeff Weitzel, Président de la SOLEP

17h30 Cocktail de clôture

Avant de commencer

Le débat

La conclusion

 

Points saillants des interventions

La guerre des talents fait rage en Grande Région

13 FÉVRIER 201916:00 Par Jamila Boudou

Pénurie de cadres, ingénieurs, informaticiens, soudeurs… La compétition pour attirer les compétences au sein des entreprises se fait ressentir à travers toute la Grande Région. Le constat et des ébauches de solutions étaient au programme d’une conférence mardi soir chez KPMG.

De quelles ressources la Grande Région a-t-elle besoin? Une question qui a animé les échanges mardi au siège de KPMG Luxembourg, lors d’une conférence-débat de l’IGR (Institut de la Grande Région) entre des représentants du monde politique et économique luxembourgeois, français et allemands.

«La compétition pour la matière grise» se fait ressentir à travers toute la Grande Région constate Martin Niedermeyer, chef de l’unité Coopération transfrontalière pour la Sarre. Côté français, Hervé Bauduin, président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie de Lorraine, pointe les besoins des «filières numériques, de maintenance et de soudure», notamment dans sa région. Tandis qu’à Trèves, ce sont les cadres qui font défaut.

«Il y a 15 ans déjà, nous avions évalué le risque de pénurie de cadres à Trèves, les Chambres sont là pour épauler les entreprises dans leur recherche», explique le Dr Jan Glockauer, directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de Trèves, qui évoque également «le manque de candidats repreneurs d’entreprise pour les années à venir» dans sa région.

Donner une image attractive de notre région, c’est un défi pour tous.

Dr Nico Binsfeld, coordinateur du Digital Skills Bridge

«La concurrence est féroce, mais la guerre divise», a lancé à son tour Tom Oswald, premier conseiller de gouvernement, coordinateur général de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire au ministère du Travail du Luxembourg. «La Grande Région doit rester unie pour trouver des solutions, en proposant des formations de qualité aux nouveaux métiers.»

Quelles solutions?

«Il faut travailler la mobilité physique, intellectuelle et organisationnelle», commente à son tour Hervé Bauduin, pour qui se former ou se réorienter ne doit pas être «une crainte» ou «un obstacle». Il soutient aussi l’idée de développer des solutions d’hébergement dans le but de faciliter l’accès à des centres de formation par exemple. «Nous avons chez nous une croissance du nombre d’apprentis, c’est un bon signe» ajoute-t-il.

Outre la mobilité et l’accent sur l’apprentissage en alternance, l’identification à la source des besoins des entreprises constitue également une autre solution transfrontalière. «Avec notre programme Digital Skills Bridge mené au Luxembourg, nous aidons les entreprises à faire des projections de leurs besoins futurs et à identifier les profils et les compétences dont elles auront besoin», explique le Dr Nico Binsfeld, coordinateur général du programme.

Une fois l’identification effectuée, les salariés sont formés en interne ou en externe à un nouveau métier. «Au Luxembourg, les choses avancent plus vite et plus facilement qu’en Belgique ou en Allemagne, c’est un plus petit pays aussi», a réagi le Dr Jeanne Ruffing, coordinatrice de l’Observatoire interrégional du marché de l’emploi de la Grande Région. «Nous devons mettre l’accent sur la formation continue préventive, de manière à ne pas devoir réagir quand il sera trop tard.» Former et recruter ne suffisent plus, il faut «fidéliser» aussi les employés.

Pour les jeunes, il n’y a plus de frontières.

Géraldine Hassler, directrice des ressources humaines chez KPMG Luxembourg

«80% du recrutement se fait en dehors du Luxembourg», explique Géraldine Hassler, directrice des ressources humaines chez KPMG Luxembourg, également invitée à témoigner. «Pour les jeunes, il n’y a plus de frontières.» D’où la nécessité de «mettre en avant les opportunités de carrière au Luxembourg». Le métier de recruteur est devenu un véritable «métier de branding, de marketing», poursuit Géraldine Hassler. Il est devenu essentiel de «fidéliser, former et faire évoluer ses collaborateurs» pour garder les talents.

La guerre des talents dépasse les frontières de la Grande Région. Elle est mondiale. «Donner une image attractive de notre région, c’est un défi pour tous», a ajouté le Dr Jan Glockauer.

 

 

Focus population active : évolutions récentes et perspectives

Interventions de Jeanne Ruffing OIE

Documents présentés

Carte évolution de la population active 1999-2014

 

 

 

Carte projection de la population active 2013-2040

 

Taux de chômage des jeunes

Focus projet « Luxembourg Digital Skills Bridge »

Intervention de Nico Binsfeld  ADEME

 

Le Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Economie sociale et solidaire, a lancé le 2 mai 2018 le programme
pilote « Luxembourg Digital Skills Bridge » qui a pour objectif d’accompagner les entreprises et leurs salariés
dont l’activité sera radicalement transformée par un changement technologique majeur au niveau de son
organisation, de nouvelles fonctions et des emplois.

Il s’agit d’un programme destiné à investir dans les compétences des salariés et la sécurisation de leurs
parcours professionnels. Les transformations digitales ou technologiques touchent toutes les entreprises et
tous les métiers, avec des degrés d’impact variés : automatisation des chaînes de production dans l’industrie,
introduction des technologies Blockchain pour la gestion des transferts de fonds dans le secteur bancaire, etc.;
les exemples sont nombreux. L’organisation du travail en est faiblement, moyennement ou complètement modifiée.

Le projet pilote dans sa première phase a regroupé 16 entreprises et plus de 550 salariés lors de la demande d’éligibilité.

A ce jour, 11 entreprises sont soumis un plan de développement de compétences.

Plus de 13,000 emplois ont été couverts par l’analyse de workforce planning.

Selon les analyses, l’impact de l’automatisation des tâches est estimé à 16% de la masse salariale en 2019 et 31% en 2022.

Les principaux objectifs du programme sont les suivants :

·        Amener l’entreprise à anticiper les changements d’organisation du travail et investir plus
dans le développement de compétences de ses salariés afin de réduire le risque social et économique.

·        Accroître les compétences des salariés pour leur permettre de sécuriser leur parcours professionnel
face à la transformation de l’économie et accélérer la prise d’emplois vacants.

·        Atteindre un taux minimal de 65% de mobilité interne dans les entreprises participantes.

·        Démontrer l’intérêt d’une approche préventive et proactive pour l’entreprise, le salarié et l’économie.

·        Mettre en œuvre toutes les synergies entre le projet Skills Bridge et l’ADEM, en particulier pour la requalification des personnes en recherche d’emploi.

Enfin, le programme Luxembourg Digital Skills Bridge entend devenir la meilleure solution au service du salarié
et de l’entreprise pour les accompagner dans leur organisation du travail, des emplois et des compétences face
à la transformation technologique actuelle.

 

Conclusion

Roger Cayzelle (IGR)

  • Préfère parler de défi plutôt que de guerre même s’il ne faut pas ignorer la situation de concurrence entre les différents versants de la Grande Région et l’attractivité du Luxembourg, qui pour le moment profite encore du point de vue démographique aux territoires frontaliers proches des pays voisins.
  • Souligne que cela rend d’autant plus indispensable de se coordonner et de mutualiser les moyens.
  • Emet des réserves sur la « théorie du réservoir » qu’il trouve trop mécaniste : il suffirait d’aller chercher les jeunes chômeurs pour répondre aux besoins en main d’œuvre. Il ne faut pas négliger une analyse fine des compétences attendues et des enjeux de la formation de ces jeunes.
  • Evoque l’attractivité comme un enjeu fort mentionné par tous les intervenants et suggère que l’on s’empare collectivement de cette question.

 

Jeff Weitzel (SOLEP)

  • Souligne que les législations et règlementations très diverses sont un réel obstacle et que leur harmonisation ne se réalisera pas à court terme.
  • Evoque un enjeu sur lequel un consensus pourrait d’ores et déjà être trouvé : s’entendre sur des indicateurs qui permettraient de mesurer l’impact des projets de coopération et mutualisation.
  • Insiste sur le fait que la pénurie de main d’œuvre touche tous les pays européens dans les domaines de la santé et des soins à la personne en particulier.
  • Alerte que le problème éthique posé par le recrutement dans les pays émergents (risque de priver ces pays des ressource permettant leur développement).
  • Propose que la Grande Région lance une étude prospective pour identifier lesmétiers à moyen et long terme.

 

 

 

 

 

 

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Les Brunchs de l’IGR #7 | Esch-sur-Alzette (L)

Maison de la Grande Région

Dialogue avec Boris Ravignon,

maire de Charleville-Mézières,

président de la Communauté d’agglomération Ardenne Métropole

 

 

Points saillants des échanges

 

En préambule, Boris Ravignon a tenu à exprimer sa joie de revenir à Esch-sur-Alzette après plus d’une décennie et a souligné les évolutions visibles et le dynamisme de ce territoire en reconversion.

 

Evoquant le mouvement des gilets jaunes, il a distingué deux phases du mouvement : avant (mouvement légitime au regard des prélèvements et du coût des énergie chauffage et carburant pour la mobilité) et après (essoufflement progressif, récupération/instrumentalisation croissantes, violences coûteuses pour les collectivités et manifestations antisémites inacceptable) les annonces du Président de la République en janvier 2018.

Pour lui, l’enjeu est désormais de sortir rapidement du conflit sans humiliation de qui que ce soit, et le rôle des élus est de favoriser cette issue, en veillant à une utilisation efficace des deniers publics.

Dès le 2 décembre, il a souhaité que des échanges avec les gilets jaunes puissent se dérouler dans les locaux de la mairie de Charleville-Mézières et a organisé le 14 décembre une réunion « grand débat » dans chacun des quartiers de la ville. Les sujets les plus évoqués ont été le pouvoir d’achat et la transition écologique.

Photo : paperJam

La réforme territoriale

                Les simplifications (exemple du développement économique relevant désormais seulement des régions et intercommunalités) engagées par la loi NOTRe vont dans le bon sens mais la décentralisation reste très imparfaite.

Le maintien de compétences partagées (logement, culture, sport, tourisme) induit un éclatement des politiques et déresponsabilise l’Etat et les collectivités.

               

Europe, Grande Région et coopération transfrontalière

 

                L’Europe

                Pour l’Ardennais qu’est Boris Ravignon, une sortie de l’Europe est impensable et impossible. Même si les contrôles aux frontières ont disparu, les frontières subsistent et sont un obstacle à la continuité des actions publiques.

Pour autant, dans un contexte de concurrence forte entre les entreprises et de délocalisation à l’est de l’Europe d’activités manufacturières comme en a connues le territoire le Charleville-Mézières, il lui semble difficile de convaincre les citoyens que l’Europe protège. Il redoute une forte absentions lors des élections européennes et des scores élevés pour les partis extrémistes favorables au repli sur soi.

Il regrette l’absence d’un projet commun de développement de l’Europe.

 

                Le couple franco-allemand

                S’il doit être consolidé, il n’est plus une condition suffisante pour avancer selon Boris Ravignon qui appelle à développer le dialogue aussi avec les « petits » états afin d’éviter qu’ils ne se sentent traités avec condescendance.

               

                La Grande Région

                Boris Ravignon souligne le dynamise de l’économie du Grand-Duché de Luxembourg et marque son admiration pour l’Université de Belval, exemple emblématique de reconversion de friches minières set sidérurgiques.

Il souhaite que le Département des Ardennes soit totalement intégré à la Grande Région (il ne dispose pour le moment que d’un poste d’observateur dans les Instances du Sommet des Exécutifs), en raison du fait que toute la partie est de ce département est sous l’influence de la sphère d’attractivité du Grand-Duché.

Il illustre cet enjeu par quelques projets à dimension transfrontalière :

  • la marque Ardenne (tourisme) ;
  • la liaison ferroviaire Charleville-Mézières-Luxembourg (désormais inférieure à 2 heures) ;
  • la coopération universitaire (plus facile qu’avec Troyes…).

               

                Bruno Echterbille, échevin d’Herbeumont, (Wallonie, province de Luxembourg), se déclare très favorable à l’intégration du département des Ardennes à la Grande Région et souligne l’intérêt du retour d’expérience partagé autour de problématiques communes : espaces naturels, circuits courts.

 

Bruno Theret et Marie-Noëlle Neven soulignent l’enjeu partagé de la ruralité entre la Grande Région et le département des Ardennes.

 

                La coopération transfrontalière

                Boris Ravignon salue la posture du Président de la Région Grand Est qui fait confiance, en respectant la diversité des territoires, aux acteurs locaux pour construire en proximité une coopération transfrontalière.

Le rôle que la Région Grand Est entend assumer (cadre stratégique global, accompagnement méthodologique, financements) est pour lui un bon exemple de subsidiarité.

 

Bruno Theret, après avoir rappelé que la Région Grand Est allait assurer la présidence du Sommet des Exécutifs de la Grande Région dans deux ans, évoque l’opportunité, dans le cadre des règlement européens, du droit à l’expérimentation (application du droit du voisin dans des zones transfrontalières de co-développement).

 

En réponse à une observation de Guilhem Royer relative à l’attractivité professionnelle du Grand-Duché du Luxembourg, qui accroît les difficultés de recrutement des entreprises (en particulier dans le domaine du sanitaire et social) et peut susciter des discours agressifs de certains élus, Boris Ravignon insiste sur la nécessité de s’interroger sur l’inadaptation de l’appareil de formation (en particulier initiale) afin de répondre aux besoins en compétences.

 

                Le territoire de Charleville-Mézières

                Boris Ravignon rappelle que ce territoire est en train de sortir de quatre décennies de désindustrialisation, de pertes d’emplois (12 000 emplois industriels en moins en 40 ans), de chômage et de recul démographique.

L’enjeu stratégique est non d’inverser la tendance mais de conforter la transition de ce territoire vers un nouveau modèle de développement fondé sur :

  • des industries modernisées et innovantes (à l’exemple de la plateforme technologique et scientifique Platinum 3D, dédiée à l’obtention de pièces métalliques par les procédés de fabrication additive) ;
  • des activités sources d’attractivité et de développement endogène : culture (Arthur Rimbaud, festival mondial des Marionnettes), patrimoine, tourisme.

 

Brigitte Vaisse souligne l’enjeu de la culture comme facteur de cohésion sociale.

 

                L’opération « Action Cœur de ville »

En cours, elle vise à « reconstruire la ville sur la ville » en faisant face à trois grands enjeux :

  • la reconversion des multiples friches (industrielles, administratives, militaires, hospitalières) ;
  • la rénovation des nombreux logements dégradés ;
  • le redynamisation d’un commerce laminé par les grandes surfaces périphériques (à cet égard, il regrette le manque de cohérence de l’Etat à l’initiative de l’opération « Cœur de ville » mais qui vient d’autoriser le doublement d’une grande surface).

 

En réponse à une question de Jean-Paul Nollet relative à l’extension du périmètre de l’Etablissement Public Foncier de Lorraine, Boris Ravignon affirme préférer le scénario d’un EPF spécifique, en raison du coût de l’adhésion (plus de 1 M €) et du risque de faible poids de la ville et de l’agglomération Ardenne Métropole dans la gouvernance.

 

Le plan « Ardennes 2022 »

                Boris Ravignon souligne l’originalité de la démarche (sur le modèle d’un contrat de projet avec l’Etat) : pour une fois, la stratégie a été travaillée par les acteurs locaux (depuis juin 2018, plus 500 personnalités ardennaises – élus, associations, acteurs socio-économiques, administrations – ont planché à travers 17 groupes de travail) qui ont dégagé des axes et des actions (plus de 100 actions à ce jour, dont 27 font déjà l’objet d’un engagement de l’Etat à hauteur de 12 M €).

Il salue l’engagement de la Région Grand Est à s’associer à ce plan et à engager aussi des financements.

Il évoque les dimensions transfrontalières fortes de ce plan au travers :

  • du développement touristique (la marque Ardenne est transfrontalière : Wallonie, Grand-Duché de Luxembourg, France) ;
  • de la santé (avec la Wallonie proche) ;
  • de l’armature urbaine (avec l’ambition pour Charleville-Mézières d’être pôle métropolitain de l’Ardenne transfrontalière) ;

la ruralité et le périurbain avec le grand enjeu du coût de la mobilité (en développant le transport à la demande et  l’auto-partage), du chauffage et du traitement des déchets.

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